Après le confinement, ouvrons l'éducation sur la société !
Les Lendemains Collectifs se poursuivent ! En cette période où le temps semble suspendu, la politique n’est pas à l’arrêt. Au contraire, jamais récemment les réflexions collectives, les envies de construire un « monde d’après » différent, n’ont été aussi foisonnantes : nous souhaitons contribuer à la construction d’un « monde d’après » porteur d’espoir, de projets constructifs, à l’échelle de nos territoires, de nos villes. ? Notre atelier du 20 mai dernier était dédié à l’éducation ! ? Alors que le confinement nous a conduit à réinventer nos pratiques pédagogiques (élèves, enseignants, parents) en un temps record ; alors que la reprise de l’école se fait de manière très chaotique, qu’après avoir vécu confinés la perspective d’un retour à l’école aseptisée n’est que peu enthousiasmante… ➡️ Quelle éducation, après le confinement, à court terme, pendant les vacances, à la rentrée ? Y aura-t-il un « monde d’après » pour l’éducation ? Comment faire en sorte que l’éducation vive avec son temps, avec notre société d’aujourd’hui, de demain ? Une heure et demie d’échanges, avec trois intervenants : Philippe Meirieu, Enseignant-chercheur, pédagogue, auteur de tribunes engagées pour une éducation engagée pour un « monde d’après » différent ; Nathalie Demay, Directrice d’école primaire ; et Charles Reverchon-Billot, candidat Poitiers Collectif. La séquence sera animée par Julie Fontaine, candidate Poitiers Collectif. La vidéo est à retrouver ci-dessous : https://youtu.be/mqdhI2Y3DAs Et voici le compte-rendu écrit des échanges : Introduction par Julie Fontaine, candidate Poitiers Collectif. Nathalie Demay. Pour le contexte, les 3 cités est quartier le plus pauvre de Poitiers. Pendant le confinement : Beaucoup d’enfants n’avaient pas de matériel numérique nécessaire. Les enseignant.es ont dû adapter leur pratique. Liaison internet sur le téléphone donc difficile de travailler sur le téléphone des parents. Enseignants ont téléphoné aux familles et enfants pour garder le lien. Ce lien est fondamental. Expérience éprouvante pour tout le monde. Aide de la maison de quartier des 3 cités : maraudes avec d’autres asso pour distribuer aux familles des devoirs, des documents de l’école,… Beaucoup de familles qui ne parlent pas français donc difficultés +++ . L’association Audacia a été ressource pour faire le lien. Cette période a montré que non tous les enfants n’ont pas de tablette ou tel. Et si ils en ont ce n’est pas utilisé pour le travail scolaire. Certaines familles parties à l’étranger ne sont pas revenues et aucune nouvelle (Maghreb, Roumanie). Constat : Parfois mettre des nouvelles choses en place ça prend du temps mais dans l’urgence de la crise tout s’est mis en place très vite. Philippe Mérieu = Souligne la mobilisation extraordinaire des enseignants. « les enseignants ont montré que l’éducation nationale c’est eux. Pas la hierarchie mais eux ». Les enseignants ont relevé le défi. Merci à eux et à Nathalie qui les représent ce soir. Fracture matérielle et culturelle. 3 enquêtes à ce jour sur comment les parents ont accompagné leurs enfants. Plutôt disparate. Parents pauvre : Les parents veulent bien faire. Sont attentifs et demandent de façon formaliste que l’enfant fasse ce que demande l’enseignant. Parents plus aisés : incitation à la reflexion, demande de s’organiser,… Fracture culturelle en plus de la fracture numérique. Familles aisées savent poser les bonnes questions et stimuler les enfants. Nécessité de travailler sur l’éducation à la parentalité. L’école doit etre plus claire dans l’explicitation de ce qu’on attend des parents. L’école à la maison = ça ne fonctionne pas. On ne peut pas transférer l’école à la maison dans la même pratique et le meme contexte. Donc le contact surtout est prioritaire, ainsi que le maintient de l’éveil. La classe en tant que telle ne peut pas etre faite car il manque la notion de collectif qui soutient, la présence de l’enseignant. Tout ça ne se transfère pas dans le numérique qui est plutôt une juxtaposition d’individuels mais ne retranscrit pas le collctif. Les enfants ont souffert d’un manque social, de collectif. Ils se sont sentis seuls. Parfoid dramatiquement sur le plan psychique. Charle RB Le confinement a mis en exergue les inégalités. Appartement versus maison avec jardin. + éducation école + éducation plus large. Lien social essentiel perdu (école, centres sociaux) PoCo défend la notion de coopération. Personne n’était près à vivre cela. Les enseignants ont du faire comme ils pouvaient. La coopération est vraiment importante pour l’éducation : les parents, les centres sociaux, l’école,… La crise a permis de tisser du lien pas assez présent avant. PoCo défend cette façon là de faire l’éducation. Secteur de la formation professionnelle continue = pas prêt non plus. Les formations d’animateurs notamment difficile de les faire à distance. Nécessité de réevaluer, réadapter les pratiques. Question : faut il que du présentiel, du distanciel ou les 2 ? Question Julie : y avait il avant un constat des inégalités auparavant que la crise a mise en avant ? PM : Recherches sur les inégalités L’égalité des chances n’existe pas, c’est un leurre, il faut parler d’égalité des droits. Développement d’un marché lié au numérique qui va permettre aux parents aisés d’acheter du rattrapage ce qui creusera davantage les inégalités ! Le handicap également creuse les inégalités et ces enfants étaient encore plus isolés. Beaucoup de travail pour faire reculer les inégalités. Enjeu de travail notamment pour PoCo ces prochaines années ! ND : Représentation sur les familles des quartiers prioritaires notamment qui ne sont pas allés à l’école qu’ils ne se préoccupe de la scolarité des enfants. Ce qui est faux. Ils sont conscients de la chance que leurs enfants ont d’aller à l’école. Beaucoup de non dits ce qui rend difficile l’aquisition des codes de l’école. Ce travail est très important. Question sur l’école à l’extérieur / interventions extérieures ND : Importance des interventions extérieures : conservatoire qui a gardé le lien en envoyant des vidéos, le CSC qui garde le lien. Municipalité à un role à jouer dans les aménagements scolaire. CRB : La ville a son role à jouer évidemment. Nécessité urgente de renaturaliser les cours d’école (inscrit dans le programme de PoCo). Apprendre dehors, dans la nature, a une plus value par rapport à apprendre entre 4 murs. Ex de 2 tribunes (le Monde + Médiapart) : après le confinement éduquons dehors. On peut avoir des apprentissages très divers dans la nature. Crystèle Ferjou a fait un guide pour valoriser cette pratique de faire l’école dehors. PM : On parle de la primaire mais beaucoup de choses pourraient concerner les collégiens et lycéens. Beaucoup de parents sont montés en compétences et que la notion de coéducation (apparue en 89) est qqchose qu’il faut sortir des déclaration d’intention et la faire rentrer dans les faits. Importance d’améliorer les relations entre l’école et les parents. Inquiétude sur l’école d’apres : peur de basculer dans une forme de productivisme scolaire. L’art et la culture nous relie et permet de donner forme à nos angoisses, espérances, lien social,… On pèche par manque d’ambition culturelle auprès notamment des publics défavorisés. Recentrage autour des fondamentaux avec des supports plus artistiques et culturelles. Pas de psychanalise mais œuvres et rencontres permettant à l’enfant de mettre des mots sur ce qu’il vit et qui vont le relier au monde. Importance pour la suite : coopération dans la classe, remise en place des conseils, sortir de son individualité pour construire le collectif et le bien commun. L’école doit apprendre aux enfants que l’interet collectif n’est pas une somme d’individualité mais bien un intérêt commun qui se construit doucement par l’échange, le lien.. Pédagogie de la coopération permet de faire vivre la solidarité. Déficit d’espaces durant le confinement. Déficit de la nature. Retrouver le rapport avec la nature c’est retrouver des espaces dans lesquels on a des activités. Ex : chaque école pourrait avoir un potager. Cela permet de vehiculer des apprentissages éducatifs aux enfants. Il ne faut pas prendre le rapport à la nature simplement d’un point de vue environnemental. C’est aussi un rapport de choses qui a un rapport à la compréhension, à la façon dont fonctionne le monde. Question sur la place des associations complémentaires à l’école : CRB : il faut coconstruire et pas seulement consulter. ND : enseignant.es pris dans les exigences de l’EN notamment en termes de programme. Mais on peut avoir un programme et des objectifs mais leur réalisation incombe à l’enseignant qui le pratique. Enseignement de la fiche qui arrive par internet fait peur. Pour sortir de l’école il faut trouver des collaborateur. Ex : l’école à une fois par mois une réunion d’acteurs locaux. Très important. Beaucoup de choses à faire notamment avec les jeunes enseignants. Question sur la formation des enseignants PM : Master 2 a avoir pose aussi un souci d’inégalités car tous les jeunes ne peuvent pas faire 5 ans d’études. Hégémonie du virtuel aujourd’hui. Le virtuel peut etre très régressif, par l’addiction notamment. On fuit le monde réel pour aller vers une virtualité. Rien ne met à l’épreuve du réel dans le virtuel. Il faudra réintroduire la main et la manipulation dans les apprentissages. Lien avec les sciences de l’éducation : la manipulation n’est pas contraire à l’activité intellectuel. Cela favorise la reflexivité, l’attention,… et ça se répercute sur l’ensemble de l’apprentissage scolaire. Un danger : vrai difficulté qui consisterait de départir l’EN de certains apprentissages pour les donner aux asso complémentaires. Ex : les enseignants font maths, français, bio et les asso font le sport, l’art plastique,… C’est une mauvaise répartition. Les asso ont un role fondamental mais à condition d’être complémentaires et de co construire. Elles vont travailler aussi le sport et l’art mais différemment et sans « prendre » ce qui revient aux enseignants. CRB : Pour pouvoir permettre les conditions sanitaires pour accueillir tous les enfants notamment dans la complémentarité, l’implication des asso pourraient etre plus large. L’éducation doit etre transversale, globale, de tous les instants. Tout est éducation. Nécessité de redéfinir les choses : centres sociaux travaillent sur le « aller vers ». ça prend pleinement son sens. Question sur le programme de PoCo : Souhait de réaffirmer la place de l’éducation sur Poitiers. Comment Poitiers peux etre un terrain d’innnovation pédagogique et avec qui ? « éducation une priorité réaffirmée » : slogan Poitiers Capitale de l’éducation – souhait que ça ne soit pas qu’un slogan. A Poitiers l’IHEEF, Canopée, le cned,… Point de programme : Vacances pour tous : colonies de vacances essentielles. A la fin de mandat on souhaite permettre à chaque enfant de partir en séjour collectif (ex : classe de découvertes sur le territoire). ND Exemple de terrain : aller au Bois de St Pierre difficile et cher. Nécessité de penser également les deplacements. Pour etre un territoire d’innovation pédagogique c’est aussi penser cela globalement à l’échelle du territoire. PM L’éducation n’est pas simplement l’école. Croit à l’éducation du quotidien. « un enfant a besoin de tout un village pour etre éduqué ». Soutient des démarches des villes pour les enfants : penser la ville avec des yeux d’enfants. Un enfant de 10 ans ne trouve pas grand-chose à sa hauteur quand il se promène. Besoin de lieux ou être créateur et créatif. Peu de villes se sont engagées dans cette dynamique. Une ville pour les enfants est faite pour tous ! Comment la ville peut etre adaptée aux enfants, dans son architecture, ses espaces publics… Question sur la place de l’education aux médias, aux images, à l’informations … CRB : c’est pleinement dans les programmes de l’école. Des ressources sont notamment fournies par le Clémi. Egalement dans les CSC où on peut avoir des activités dédiées à ça. Des projets sont montés dans des écoles. Continuité éducative entre le péri, l’extra et le scolaire. PM est souvent d’accord avec CRB et c’est chouette. PM : recul reflexif essentiel. Question posée par la crise : lien entre les opinions et les connaissances. Se faire demander aux enfants si un sujet est leurs opinions ou leurs connaissances. Développe l’esprit critique. Il faut que l’enfant apprenne exigent à l’égard de lui-même pour etre plus proche de la précision. ND : ce qui est difficile c’est que les élèves comprennent qu’ils peuvent penser différemment des uns des autres. Des notions culturelles et religieuses rentrent aussi en compte. Si l’enseignant montre qu’apprendre c’est agréable meme si pas facile et génère de l’empathie. Dernière question : souhait pour l’éducation de demain. PM : que l’éducation mettre en œuvre le principe de solidarité. Solidarité dans la répartition des fonds. Necessité de mieux répartir les richesses. On n’a pas besoin de toujours servir les 1ers de coordées. Developper partout où c’est possible des classes multi niveaux. Cela peut créer de la coopération. Aide réciproque des enfants. Chaque fois qu’un enfant en aide un autre il rend service à l’autre et à lui-même. Si on fait de l’entraide entre élèves le cœur de l’école alors on aura des chances qu’ils comprennent que la solidarité est la solution pour l’univers et qu’on ne s’en sortira pas dans la concurrence ! ND : difficulté à avoir des souhaits pour demain alors qu’on a la tete dans l’urgence. L’école doit se construire avec des gens qui ont envie d’y travailler en le rendant plus accessible. Réseaux d’éducation prioritaire : il y a beaucoup à faire niveau structuration des classes, brasser les élèves pas seulement par des classes selon les ages mais par de là où ils partent. CRB : on n’a pas défini ce qu’est l’éducation. On entend parler d’éducation nouvelle, qui existe depuis 100 ans. Définition de l’éducation nouvelle : Charles nous donnera le texte ^^ Période nous permet de tester, d’innover,…
Mais pourquoi j’ai acheté tout ça ? Elise Rousseau - Editions Delachaux & Niestlé Le commerce va reprendre, doucement mais surement, nous l’espérons tous ! Cette période « d’abstinence », nous aurons peut-être permis de réfléchir à nos modes de consommation. Souvenez-vous… Avant, les périodes de soldes, rabais, opération marketing, black Friday, et autres promotions intempestives se succédaient tout au long de l’année et nous invitaient à consommer plus que de raison ! Aujourd’hui, peut-être ressentons-nous, intimement, qu’il est temps de revenir à une sobriété, indispensable pour ménager notre planète… La Bruyère Vagabonde vous propose donc cet ouvrage, pour confirmer votre engagement s’il en était besoin ou pour mieux comprendre pourquoi il faut s’y mettre ! Son titre : “Mais pourquoi j’ai acheté tout ça !?” vous donne d’emblai le ton ! Pas de tergiversation possible. Obsolescence programmée, surconsommation, publicité, pression sociale … toutes ces choses qui nous forcent à acheter, acheter et encore acheter. Ce livre d’Elise Rousseau, - une auteure Joyeuse et dynamique qui applique au quotidien ce qu’elle nous raconte dans ses livres ! - vous mettra face à la réalité : cette gloutonnerie effrénée qui a des incidences désastreuses sur notre planète. Sous la forme d’une histoire à la fois drôle et sérieuse présentée en bande dessinée, cet ouvrage nous embarque réellement vers une société qui dit Stop à la surconsommation. Vous allez découvrir ou redécouvrir le concept de sobriété heureuse. Il propose des solutions viables et ancrées dans la réalité afin de sortir de ce tourbillon infernal de la surconsommation. Et vous le savez bien… c’est aussi bien pour vous (et votre porte-monnaie) que pour la planète ! Maintenant à nous de réfléchir à deux fois avant d’acheter…
En cette période où le temps semble suspendu,la politique n’est pas à l’arrêt. Au contraire, jamais récemment les réflexions collectives , lesenvies de construire un « monde d’après » différent, n’ont été aussi foisonnantes. Alors que la relance engagée par les responsables politiques actuels dessine déjà un futur risquant de reproduire les erreurs économiques, sociales, écologiques, du « monde d’avant », nous souhaitons contribuer à la construction d’un « monde d’après » porteur d’espoir , de projets constructifs, à l’échelle de nos territoires, de nos villes. Pour partager ces réflexions qui nous animent, Poitiers Collectif a organisé un événement intitulé « Lendemains Collectifs – Le lab’ des idées » , en la journée symbolique du 1er mai 2020 : si nous ne pouvions pas manifester, nous pouvions réfléchir, une mobilisation tout aussi importante pour construire l’avenir ! Pour cette première édition, quatre « laboratoires d’idées » ont été organisés, avec à chaque fois plusieurs invités nationaux et locaux.
Petit traité de philosophie naturelle – Kathleen Dean Moore , Editions Gallmeister / collection Totem - 192 pages - 8.10 euros**** Je vous invite à lire avec délectation ce précieux « petit traité de Philosophie Naturelle ». Recueil de courtes nouvelles à déguster en pleine conscience en ces périodes troubles … Son auteure nous incite :« aimer la Vie par-dessus tout et de cet amour, naîtra, peut-être, un sens ». L’américaine Kathleen Dean Moore, professeur de philosophie et naturaliste, nous offre cet ouvrage empreint de délicatesse et de passion. Observations fines et ô combien réalistes de la vie sous toutes ses formes, amour de la nature, réflexions à l’occasion d’événements de la vie professionnelle et familiale, évocation de souvenirs, tout est sujet à réflexions philosophiques… naturelles. Elle nous entraine dans l’ouest américain, des côtes sauvages de l’Oregon aux rivages de l’Alaska, accompagné de son mari et de ses enfants avec qui elle partage cet émerveillement pour la nature. Elle nous fait vivre, au plus près, son observation attentive et sensible, de la nuit, des orages, des tourments du ciel, de la vie aux confins des marais, des sous-bois habités, par l’ours, le loup… tout cela en interrogeant les notions de distance et de séparation, la capacité de chacun à trouver sa place au sein de la nature et parmi ses proches. Chacun de ces brefs récits est l’occasion d’aborder avec simplicité des sujets graves. Pourquoi et comment accepter la mort ou la souffrance, l’éloignement de ceux qu’on aime, le temps qui passe et nous fait oublier… Quel est le sens de la vie ? Ce livre est un hymne au vivant, une ode à la vie dans toute sa diversité. Une manière de réenchanter le monde. Vous aurez compris : c’est un livre qui nous transporte dans un ailleurs pour mieux nous retrouver dans notre propre vie, un livre qui fait du bien ! _La Bruyère Vagabonde vous ouvre sa porte Lundi 11 mai à 10h ! C’est avec grand plaisir qu’elle vous invitera à flâner au gré des rayonnages qui recèlent autant de merveilles que votre insatiable désir de connaissance en sera à nouveau chatouillée ! A très vite…_* _ En respectant les consignes sanitaires d’usage_*
Elisabeth Borne, Ministre de la transition écologique et solidaire, vient de confier au président du Club des villes et territoires cyclables, une démarche de mise en place de solutions temporaires de déplacement où le vélo serait le principal moyen de transport. En effet, les transports collectifs ne pourront pas fonctionner normalement à partir du 11 mai, du fait de la distanciation sociale nécessaire. Le vélo, contrairement aux transports collectifs, favorise la distanciation sociale et est identifié par les épidémiologistes comme un moyen efficace pour lutter contre la propagation du Covid-19, et un moyen de garder une activité physique. La contribution positive du confinement à la réduction de la pollution de l’air n’est plus à démontrer, et il serait dommage que le déconfinement corresponde à un recours massif à la voiture individuelle. C’est ce que l’on appelle l’urbanisme tactique : se saisir d’un contexte exceptionnel pour mettre en place, de manière “agile”, des aménagements temporaires, qui pourraient aussi démontrer la pertinence à long terme de ces nouveaux aménagements. Bien sûr, dans un contexte de mobilité post-COVID, cela ne doit pas s’arrêter à la seule pratique du vélo, mais doit également englober les piétons et autres modes de déplacement doux. De nombreuses villes étrangères s’y sont mises. Berlin a doublé la largeur de ses pistes cyclables pour faire face à la hausse de la fréquentation. En une nuit, Bogota en Bolivie a réalisé 76km de pistes cyclables pour favoriser la distanciation sociale. Barcelone prévoit 21 km de pistes cyclables provisoires et 30 000 m² supplémentaires pour les piétons. En France aussi, le maire de Montpellier a ouvert le bal en annonçant la création de 2 grandes voies cyclables en mordant sur une voie automobile. Grenoble lui a emboîté le pas, et à 

Aux arbres citoyens , Jean-Louis Etienne - Editions Paulsen. 19.90 euros Comme Thoreau qui fut son inspirateur et son guide silencieux, Jean-Louis Etienne a toujours souhaité vivre au contact de la nature ; un impérieux besoin ressenti depuis son plus jeune âge de vivre dans un doux écrin, une enveloppe légère fondue dans le paysage. C’est dans un village rural du Tarn, au cœur de sa terre natale qu’il a construit seul son cocon sur l’adret d’un coteau au milieu des arbres. Fasciné depuis sa tendre enfance par la nature, Jean-Louis Etienne nous fait découvrir avec son don de pédagogue, le génie de l’arbre. Il nous ouvre les portes d’un monde surprenant et merveilleux sur la vie de ces géants de la Terre et des écosystèmes qui en dépendent. Pensez que sous la semelle de nos chaussures de chercheurs de champignons se dissimule un entrelacs de mycélium de quatre cents kilomètres de longueur en moyenne, des filaments qui aident l’arbre à absorber les nutriments indispensables à la survie ! Qu’en France, une forêt de hêtres rejette en moyenne vingt-cinq mètres cubes d’eau par hectare durant une journée de plein été. Imaginez ce que cela représente à l’échelle du pays qui compte dix-sept millions d’hectares de forêts ! Jean-Louis Etienne nous apprend ainsi que le stock de carbone conservé par la forêt représente le deuxième plus grand puits de carbone de la planète derrière les océans. Il est donc urgent d’arrêter la déforestation outrancière au profit de cultures céréalières destinées à des élevages industriels et aux agro carburants. Nous devons replanter des arbres et préserver la biodiversité. Chacun a la responsabilité d’être efficace sur sa zone d’influence, personnelle, professionnelle et politique pour lutter contre le réchauffement climatique. Du haut de sa longueur et de sa longévité, l’arbre nous regarde : à chacun de donner un sens à sa vie. Planter un arbre est un acte citoyen qui donne naissance à un être vivant, utile, pour nous, nos enfants et la planète. Et Véronique a besoin de nous ! 1 - La librairie est inscrite sur la plateforme du site Petitscommerces.fr : elle vous propose de la soutenir en achetant des livres “à l’avance” sous forme de Bons d’achat, utilisables dès sa réouverture et jusqu’au 31 décembre 2020. Un soutien est également possible par l’envoi d’un chèque à l’adresse de la librairie, ou par virement. Toutes les informations sur la page Facebook de La Bruyère Vagabonde !
Famille en transition écologique – Jérémie Pichon – Edition Thierry Souccar - 230 pages - 15 euros En cette période… trouble, j’avais envie de trouver un ouvrage qui donne de l’énergie, une énergie positive… J’ai fait le choix de « La Famille en transition écologique » écrit par les auteurs de Famille Zéro Déchet. Ouvrage qui a fait un tabac, vendus à plus de 100 000 exemplaires ! Vue d’ensemble de cet ouvrage…. Tout d’abord, un Exposé des motifs dur mais réaliste : Climat, ressource, biodiversité, pauvreté… et maintenant pandémie ! Nous sommes assaillis par des mauvaises nouvelles. En effet, nos sociétés risquent aujourd’hui de s’effondrer du fait de la destruction de la biodiversité, de l’emballement climatique, des inégalités sociales et économiques… Faire l’autruche, baisser les bras, être fataliste, renvoyer la responsabilité aux autres, aux industriels, au gouvernement ne sert à rien. L’état de notre planète est le résultat de nos modes de vie, de nos empreintes individuelles cumulées. La bonne nouvelle, nous explique l’auteur, c’est que les solutions existent et que nous pouvons tous être les acteurs du changement. C’est ce dont j’ai eu envie de vous parler ce jour avec cet ouvrage, car chacun peut agir. Bouger, Changer, Créer, aller vers la transition, voilà un beau programme à commencer à mettre en œuvre en cette période de … confinement ! Mais au fait, LA TRANSITION, Qu’est-ce ? C’est agir pour la qualité de vie plutôt que le niveau de vie. C’est changer de modèle : un changement structurel de fond du système, de notre économie et de nos sociétés. C’est à dire, reprendre le contrôle de notre argent, de notre alimentation, de notre énergie, de nos décisions politiques, de notre développement local. La transition écologique est intégrale : transition économique, sociale, politique, éducative. Nous pouvons y gagner en qualité de vie ! Celle du partage, du temps retrouvé, du lien social, du local, de notre santé préservée… Passons à l’acte : après avoir réussi à réduire considérablement leur déchets, Jérémie et Bénédicte – les 2 parents de la F.Zéro déchet- passent au peigne fin les impacts environnementaux de leur mode de vie : transport, logement, alimentation, hygiène, habillement, ordinateur, téléphone, loisirs, épargne… Sur la base de cette analyse fouillée et sans complaisance (réalisée avec l’aide d’ingénieurs en analyse du cycle de vie), ils se mettent en marche et nous proposent ensuite des actions concrètes à la portée de tous. Ils nous donnent les clés pour analyser nos modes de vie et nous guident vers cette transition. Pas question de culpabilisation dans cet ouvrage mais de l’information précise, argumentée et de la responsabilisation. Le ton est agréable, étayé par des exemples et des illustrations humoristiques de Bénédicte MORET. Le pourquoi, le comment, le bilan des actions, des chiffres explicites. Au terme de ce livre, la tâche semble énorme pour parvenir à cette transition. Mais on en ressort très motivée pour changer de mode de vie et passer à l’action pour entamer, à son tour, sa Transition Écologique. C’est à vous !