Historique politique de Poitiers Collectif
« On ne trouve pas le nom des “adhérents” au projet sur le site internet » « Vous êtes les alliés des marcheurs même si ce n’est pas votre but premier » « Vous ressemblez plus à une entreprise qu’à un mouvement citoyen » « Vous êtes le bras armé d’Alain Claeys » « Pourquoi vous n’allez pas discuter avec Osons Poitiers ? Vous partagez les mêmes valeurs non ? » « Vous êtes des carriéristes qui veulent juste une place d’élu » « De toute façon, ce projet c’est qu’une façade à EELV qui tire les ficelles » « C’est un peu flou votre truc, vous êtes qui ? » « A ce qu’il paraît, il y a une fusion PS – Poitiers Collectif qui se prépare » De nombreuses rumeurs circulent sur Poitiers Collectif. Bien que nous soyons vigilants à être transparents, certains retours nous font craindre de ne pas l’être assez. Nous avons donc pris la décision de vous livrer l’historique de la construction du projet et notamment les rencontres avec les partis politiques ces derniers mois. Au printemps 2018, nous sommes quelques poitevins et poitevines à échanger de manière informelle sur notre volonté commune de nous lancer dans une démarche politique un peu décalée des fonctionnements habituels. Nous étions alors une petite dizaine. Parmi nous, des personnes encartées, d’autres plutôt réfractaires aux partis politiques. Certains avaient déjà vécu l’expérience « Avenir Collectif » à l’occasion des législatives de 2017. Notre priorité : construire une démarche permettant d’aboutir à des propositions programmatiques réellement construites de manière ouverte, participative et démocratique, et penser « projet » avant « candidats ». Nous voulions ainsi proposer une alternative à un paysage politique traditionnel misant sur l’incarnation d’un projet par un individu. Un individu qui construit sa liste en allant chercher des personnalités pertinentes, constructives pour l’élection. C’est pourquoi nous ne retrouvons pas les noms des personnes engagées dans le collectif : il n’y a pas de carte d’adhérent à l’entrée, il n’y a pas une ou deux personnes qui sortent du lot, mais un ensemble de citoyens qui sont là pour apporter leur contribution, qui se retrouvent dans les valeurs et la démarche. Avant de lancer Poitiers Collectif – qui n’avait pas de nom à cette période – nous souhaitions élaborer collectivement les fondations de notre démarche, qui s’échelonnerait sur presque deux ans. C’est d’abord par le bouche-à-oreille que le groupe de dix s’est rapidement retrouvé à une trentaine. Les premières réunions nous ont permis de construire la mosaïque de valeurs et la première version de notre Charte évolutive, accessible sur notre site Internet. Il était nécessaire de faire du commun, de poser sur le papier les grandes valeurs qui nous rassemblaient. Nous avons ensuite pris l’initiative de rencontrer quelques partis politiques présents à Poitiers afin de leur présenter la démarche naissante et, pourquoi pas, de les convaincre d’inviter leurs membres à participer aux travaux en jouant le jeu de notre démarche non partisane. Nous avions aussi la volonté, déjà, de ne pas « partir de zéro » et de nous appuyer sur leurs travaux dans le cadre municipal. Parmi eux, les composantes qui faisaient Osons Poitiers en 2014 (EELV, NPA, Ensemble, Parti de Gauche), Nouvelle Donne, le Parti communiste français, Génération.S, les jeunes communistes. Nous avons défini un cadrage pour ces rencontres, le même que les rendez-vous avec la presse : être deux minimum, et que ce ne soit pas toujours les mêmes personnes. Un compte-rendu oral et/ou écrit devait être réalisé à chaque fois au groupe en plénière de Poitiers Collectif. En mai 2018, nous avons commencé par rencontrer le bureau d’EELV dans leur local. Parmi la trentaine de membres dans Poitiers Collectif à ce moment-là, quelques-uns étaient également militants EELV. Nous étions deux à présenter les premières idées de ce que pourrait être Poitiers Collectif. Le parti annoncera son soutien à Poitiers Collectif en octobre 2018, dans le communiqué de presse disponible à ce lien. Début juillet, nous avons proposé aux partis précédemment mentionnés de participer à une réunion de présentation de Poitiers Collectif. Étaient présents EELV, deux personnes se présentant comme membres d’Osons Poitiers, et deux de Génération.S. Nous avons vécu la réunion comme un moment assez violent, avec des échanges très virulents sur la concurrence que Poitiers Collectif pourrait représenter pour d’autres démarches existantes, ou une menace pour l’union de la gauche. L’expression négative de certains invités concernait aussi le fait que Poitiers Collectif ferait table rase du passé en ne tenant pas compte de l’existant, voire en copiant les méthodes déjà existantes. Suite à cette rencontre, en juillet 2018, nous avons sollicité une rencontre auprès d’Osons Poitiers en envoyant un mail à l’adresse collective du groupe. Nous ne savons pas comment l’information a circulé auprès de leurs participants, mais nous étions deux « non encartés » à déjeuner avec 4 personnes dont des représentants d’Ensemble et du Parti de gauche. La rencontre fut courtoise et il nous fut proposé de rejoindre la dynamique Osons existante. A aucun moment de cette rencontre ne fut envisagée une remise à plat du fonctionnement et une souplesse quant à la gouvernance interne existant dans leur organisation. Nous proposions une autre manière d’aborder les choses, « hors partis et hors parti-pris », et n’avons pas eu le sentiment de trouver un écho et un accueil favorable à notre démarche. Aucune suite n’y a été donnée, si ce n’est l’invitation d’Alternatiba à participer à une réunion commune autour du Plan alimentaire territorial le 04/03, que nous avons relayée à tous les participants de Poitiers Collectif via la newsletter. Dans le même calendrier, des militants de Nouvelle Donne ont été consultés, et sont impliqués depuis le début dans la construction de Poitiers Collectif. Pour l’instant, le parti ne soutient pas la démarche officiellement. En décembre 2018, nous étions trois à rencontrer les jeunes communistes. La démarche intéresse, mais aucun positionnement ne sera pris avant les européennes. Il est possible que des militants JCF s’impliquent par la suite dans les groupes de travail. Il en va de même pour le parti communiste français dont nous avons rencontré deux membres en janvier 2019. Si nous n’avons pas formellement rencontré d’autre parti, c’est avant tout par manque de temps de notre part : nous avons préféré prioriser notre énergie sur la mise en route de la démarche publiquement. Néanmoins, nous n’avons refusé aucune sollicitation formelle d’une autre organisation politique qui aurait souhaité nous rencontrer. Nous rappelons que nos réunions sont, par nature, ouvertes à tous ce qui inclut, bien sûr, les citoyens encartés. De même, nous sommes ouverts et prêts à répondre à toute sollicitation politique qui nous parviendrait et nous permettrait de pouvoir présenter notre démarche. Aujourd’hui, Poitiers Collectif intrigue, intéresse, séduit et les sollicitations informelles sont régulières. Les interpellations sur les réseaux sociaux, les présences de personnalités à nos événements, conduisent à intensifier les projections d’ordre « politique » sur Poitiers Collectif. Nous ressentons le besoin, dans le groupe de coordination, de vérifier auprès de la plénière que les principes de gouvernance que nous nous appliquons jusqu’à présent sont suffisants pour encadrer ces liens avec les organisations politiques, et de maintenir la confiance envers la démarche et son groupe de coordination. C’est pourquoi nous mettons cette question à l’ordre du jour de cette cinquième plénière.
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Seule la participation citoyenne permettra de maintenir une mobilisation collective à la hauteur des enjeux. Mais il y a une urgence, aujourd’hui, à rétablir la confiance dans cette participation, par plus de transparence, plus de confiance en les habitant.e.s, et la prise en compte réelle de leurs conclusions par les décideurs. Le projet Poitiers Collectif est fondé sur la volonté de rendre les habitant.e.s acteurs.trices de leur territoire, à toutes les étapes de sa démarche. Nous sommes convaincu.e.s que c’est par ce mode de fonctionnement ouvert, transparent et vraiment démocratique que nous impulserons un changement de pratiques.
Pour construire son programme, Poitiers Collectif s’appuie sur les réunions physiques de ses groupes, mais également sur une plateforme participative , dans l’idée d’ouvrir la démarche au plus grand nombre de poitevin.e.s possible. Cette plateforme sera présentée à la plénière d’aujourd’hui (venez nombreux, 20h aux Usines Nouvelles à Ligugé !), mais il est déjà possible d’aller y faire un tour, avant de pleinement se l’approprier ce soir. Rendez-vous sur
Un collectif de citoyens se prépare pour les élections municipales. Il présentera son projet mardi. Un an et demi avant les prochaines élections municipales, un groupe de citoyens, Poitiers Collectif, vient d’annoncer sa candidature. Jeudi soir, environ 25 personnes étaient réunies à la Maison du peuple pour travers sur leur projet. Les candidats connus en septembre 2019 “La démarche est partie de quelques citoyens en mai-juin dernier, expliquent Maryse Delaunay et Charles Reverchon-Billot, les porte-parole du groupe pour la soirée. Avec le bouche à oreille, nous sommes une trentaine de membres actifs. Une charte a été rédigée collectivement, et la démarche va se poursuivre de la même manière. Notre idée, c’est que chacun peut agir localement et donner son avis pour contribuer à élaborer des actions.” Leur calendrier est déjà établi pour l’année à venir : la réflexion se mènera au sein de 15 collectifs thématiques, correspondant aux compétences de la ville et aux valeurs défendues par ces habitants, qui prônent la démocratie participative, le collectif, l’écologie et le renouvellement politique. “Nous mettons les hommes et les femmes après le projet et les idées.” Les 53 candidates et candidats, tout comme la tête de liste, ne seront choisis qu’en septembre 2019. S’il n’est pas difficile de comprendre qu’il défend des idées de gauche, Poitiers Collectif n’affiche aucune appartenance politique et en fait sa différence avec Osons Poitiers (qui a aussi lancé une plateforme citoyenne pour élaborer son programme, avec des valeurs très proches) : “Chacun vient sans esprit partisan, y compris ceux qui peuvent déjà avoir un parti (ndlr : lors de la réunion de jeudi étaient notamment présents de nombreux membres d’Europe Ecologie Les Verts). Dans l’action politique, le clivage, l’opposition, les idéologies peuvent être un frein. Pour les citoyens non encartés, cela peut être dérangeant. Nous souhaitons développer la co-construction, avec ce que chacun peut apporter, de l’expert au néophyte”.