Notre liste est déposée - Texte de Léonore Moncond'huy
Poitiers Collectif : notre liste est déposée ! Pourquoi une liste similaire à celle du premier tour ? Cette décision suscite de nombreuses déceptions et incompréhensions, légitimes, mais face auxquelles un récit simpliste ne saurait suffire. Les débats font partie de la vie politique ; mais alors que les échanges se poursuivent dans la presse, sur les réseaux sociaux, et dans les foyers, je ne souhaite laisser planer aucun doute sur l’intégrité de mes colistiers et colistières, sur l’intégrité du projet écologiste, solidaire, démocratique, que nous portons pour Poitiers. Pour celles et ceux que le sujet interpelle, je vous donne à lire mon récit. Osons Poitiers est la première démarche politique que Poitiers Collectif a sollicité il y a deux ans, lorsque nous n’avions ni la méthode, ni le nom du projet, ni le programme, évidemment. Une main tendue refusée, avec violence. Ensuite, depuis deux ans, nous avons tendu la main, ouvert les bras, à toutes les démarches politiques de la gauche progressiste à Poitiers. Animés par une démarche de rassemblement, nous avons réussi à travailler avec 7 d’entre elles, de différentes manières, et nous avons consacré énormément d’énergie à construire ce rassemblement de personnes, d’organisations très diverses - parce-que construire un projet en commun, dans une logique citoyenne, ça prend du temps. Une seule organisation manque aujourd’hui à l’appel, ayant délibérément fait le choix de l’opposition, depuis deux ans. Depuis deux ans, avant le premier tour, dans l’entre-deux tours, nous subissons de la part des représentants de Osons Poitiers une campagne de dénigrement d’une violence rare, s’attaquant à notre démarche, notre programme, nos colistiers et colistères : sur les réseaux sociaux, dans les marchés, dans la presse, jusque dans leur matériel de vote officiel. Poitiers Collectif n’a jamais répliqué, tenant bon sur notre ligne « proposer une alternative, plutôt que nous opposer ». Mais en quoi cela servait-il notre cause commune de nous désigner comme les ennemis ? N’aurions-nous pas pu, à défaut de liste commune, avancer en parallèle, respectueusement ? A la suite du premier tour, nous avons tenté d’établir une relation de confiance, en prenant contact dès le lendemain pour proposer la rédaction d’un texte commun comme première étape d’une négociation (proposition d’emblée refusée par nos interlocuteurs) ; les contacts n’ont jamais été coupés depuis, et nous avons expliqué aux représentants de Osons 2020 notre volonté de construire ensemble hors la presse, dans un calendrier permettant la consultation démocratique de nos candidat.e.s… Pourtant, en toute connaissance de cause, le choix de la pression publique a été fait par les représentants de Osons, en amont de la consultation de nos candidats. Des mensonges délibérés, selon lesquels nous n’aurions par exemple pas communiqué avec eux. Cette explication est longue, bien plus longue qu’un récit très simple à entendre par le grand public « Osons tend la main à Poitiers Collectif, qui la refuse ». C’est bien toutes ces tambouilles politiques dont nous ne voulons plus, qui dégoûtent les citoyens, qui trahissent selon nous une partie de l’électorat qui ne s’y reconnaîtrait pas, qui ont conduit à ce qu’une majorité de nos candidats s’exprime contre un accord politique avec Osons 2020. Aurions-nous pu travailler ensemble pendant six ans, avec une telle défiance interne ? Aurions-nous pu proposer aux poitevines et aux poitevins une équipe suffisamment soudée pour répondre aux enjeux majeurs auxquels nous devrons faire face une fois élus ? Et surtout : nous sommes une démarche citoyenne, qui a convaincu de nombreux électeurs et électrices sur une double promesse : nous souhaitons porter un projet résolument écologiste, solidaire, démocratique, ET redonner confiance en la politique, en disant stop aux pratiques politiciennes destructrices de la confiance citoyenne. Bien sûr, nous sommes conscients de la perception que vous pouvez avoir de cette décision, de la déception de certain.e.s d’entre vous, nous étions aussi nombreux à plaider pour tenter de construire, encore, malgré les barrières. Notre décision a fait l’objet de débats, les même débats qui animent aujourd’hui un certain nombre de poitevines et de poitevins, mais elle a été prise de manière démocratique. Aucune des deux listes encore en lice à Poitiers ne peut en dire autant, eux dont les candidat.e.s ont probablement appris dans la presse les tractations entre la tête de liste Alain Claeys, et le député LREM Sacha Houlié, à leur sujet. Les responsabilités sont partagées dans la division des listes à Poitiers. La remise en question fait partie des pratiques de Poitiers Collectif, nous en prenons toute notre part, quant à l’image que nous pouvons renvoyer, quant à notre manque d’anticipation de cette situation. Mais ce que je retiens de cet épisode, c’est que ni l’opposition systématique, ni le dénigrement, ne rendent service à l’écologie politique, et au renouvellement politique auquel nous sommes nombreux à aspirer. Ce que je retiens aussi, c’est que la vigilance citoyenne doit elle-même interroger ses propres aspirations : l’envie de rassemblement de programmes similaires, et en même temps, le ras-le bol de la politique qui rimerait forcément avec violence, coups bas, opacité. N’attendons pas, lors de nos prochains combats, pour refuser tout autant la division, que les comportements qui y conduisent. Aujourd’hui, avec Poitiers Collectif, nous ne souhaitons pas renier l’une ou l’autre de ces aspirations. Nous proposons aux électeurs et aux électrices un projet politique de transformation écologique, social, démocratique, ET une équipe pour le porter prête à faire des choix difficiles au nom de ses convictions. Une équipe diverse, ouverte, qui a travaillé pendant plus de deux ans pour apprendre à travailler ensemble et être à la hauteur. Nous voulons vraiment renverser la table de la politique à l’ancienne, c’est une preuve, s’il en était besoin, du caractère profondément, structurellement citoyen de notre démarche. Enfin, pour Poitiers Collectif, la co-construction et le soutien à la vie militante ne s’arrêtent pas au soir du 2nd tour. C’est le sens de la tribune que nous avons fait paraître, c’est le sens de la concertation et de l’écoute des projets citoyens que nous mettrons au cœur de toute notre action, c’est aussi le sens des instances démocratiques que nous créerons. De même que nous l’avons proposé au NPA, nous n’excluons pas Osons 2020, et toutes celles et tous ceux qui s’y reconnaissent, du futur de la ville. Sans contrepartie. C’est un projet qui peut ne pas convaincre celles et ceux qu’un fonctionnement plus traditionnel rassure, nous l’entendons. Mais c’est notre proposition pour Poitiers demain. Toutes celles et ceux qui le souhaitent ont désormais en main toutes les clés pour faire un choix en responsabilité, le 28 juin. Léonore Moncond’huy, tête de liste de Poitiers Collectif.
Poitiers, le 22 mai 2020.
Comme ont pu le souligner de nombreux articles publiés ces dernières semaines, les crises (sanitaires et économiques) que nous vivons actuellement, ont un impact sur les consommations énergétiques. La plupart de ces articles mettent en avant les impacts positifs : un des impacts directs est bien évidemment la diminution de nos consommations énergétiques ces dernières semaines (grâce à la diminution des déplacements, et la baisse des activités économiques et industrielles, liées au confinement). Certaines de ces diminutions restent très conjoncturelles (car avec le déconfinement, les activités reprennent petit à petit), mais d’autres perdureront certainement à moyens termes (le secteur aérien par exemple ne devrait pas revenir au même niveau avant des mois). Il se peut aussi que la crise économique entraine malheureusement des disparitions d’entreprises, et donc des diminutions de consommations liées à ces activités. Un autre impact positif, sans doute à un peu plus long terme, c’est qu’avec la baisse de la demande, les investissements pour l’exploration et la production de produits pétroliers (et même gaziers) baisseraient fortement ce qui est plutôt encourageant à plus longs termes. Cependant, ces crises n’ont pas que des aspects positifs en termes de Transition Énergétique. Et le plus flagrant, est la baisse du prix des énergies fossiles. Nombreux sont les usagers qui peuvent se féliciter de cette baisse des coûts qui permettent de redonner un peu de pouvoir d’achats aux ménages, et de rentabilité aux entreprises. Et pourtant, cette baisse de prix peut aussi être considérée comme un très mauvais signal pour la Transition Energétique. En effet, l’urgence climatique nous impose de moins consommer ces énergies fossiles, sources de gaz à effet de serre. Pour cela, il faut diminuer nos consommations et remplacer l’utilisation ces énergies fossiles par des énergies renouvelables (EnR). Or quelque soit le consommateur (particulier, entreprise, collectivité, …), ces actions nécessitent dans la grande majorité des cas de faire des investissements (isolation, équipements plus performants (voiture, chaudières, …), équipements fonctionnant aux EnR…). Et malheureusement, quand les énergies fossiles sont moins chères, ces investissements sont moins rentables (l’économie générée par la diminution des consommations est plus faible, et donc met plus de temps à « rembourser » l’investissement). Il est donc fort à parier que dans les mois qui viennent, les entreprises seront moins intéressées par ce type de projets (surtout qu’avec la crise économique, elles auront très certainement une visibilité à plus court terme) et les particuliers, dans un contexte économique incertain, seront peut-être aussi plus frileux pour ces investissements rentables sur le long terme. C’est pourquoi les collectivités doivent aujourd’hui mettre les bouchées doubles pour faire en sorte que les objectifs fixés en termes de diminution des consommations énergétiques et de développement des EnR puissent être tenus, sans attendre une conjoncture plus favorable. Elles vont devoir faire preuve d’une volonté politique forte dans ce contexte économique non favorable à la transition, pour être exemplaire sur leurs patrimoines, mais aussi par la mise en place de dispositifs adaptés pour favoriser le passage à l’acte des autres acteurs de leurs territoires.
Les Lendemains Collectifs se poursuivent ! En cette période où le temps semble suspendu, la politique n’est pas à l’arrêt. Au contraire, jamais récemment les réflexions collectives, les envies de construire un « monde d’après » différent, n’ont été aussi foisonnantes : nous souhaitons contribuer à la construction d’un « monde d’après » porteur d’espoir, de projets constructifs, à l’échelle de nos territoires, de nos villes. ? Notre atelier du 20 mai dernier était dédié à l’éducation ! ? Alors que le confinement nous a conduit à réinventer nos pratiques pédagogiques (élèves, enseignants, parents) en un temps record ; alors que la reprise de l’école se fait de manière très chaotique, qu’après avoir vécu confinés la perspective d’un retour à l’école aseptisée n’est que peu enthousiasmante… ➡️ Quelle éducation, après le confinement, à court terme, pendant les vacances, à la rentrée ? Y aura-t-il un « monde d’après » pour l’éducation ? Comment faire en sorte que l’éducation vive avec son temps, avec notre société d’aujourd’hui, de demain ? Une heure et demie d’échanges, avec trois intervenants : Philippe Meirieu, Enseignant-chercheur, pédagogue, auteur de tribunes engagées pour une éducation engagée pour un « monde d’après » différent ; Nathalie Demay, Directrice d’école primaire ; et Charles Reverchon-Billot, candidat Poitiers Collectif. La séquence sera animée par Julie Fontaine, candidate Poitiers Collectif. La vidéo est à retrouver ci-dessous :
Mais pourquoi j’ai acheté tout ça ? Elise Rousseau - Editions Delachaux & Niestlé Le commerce va reprendre, doucement mais surement, nous l’espérons tous ! Cette période « d’abstinence », nous aurons peut-être permis de réfléchir à nos modes de consommation. Souvenez-vous… Avant, les périodes de soldes, rabais, opération marketing, black Friday, et autres promotions intempestives se succédaient tout au long de l’année et nous invitaient à consommer plus que de raison ! Aujourd’hui, peut-être ressentons-nous, intimement, qu’il est temps de revenir à une sobriété, indispensable pour ménager notre planète… La Bruyère Vagabonde vous propose donc cet ouvrage, pour confirmer votre engagement s’il en était besoin ou pour mieux comprendre pourquoi il faut s’y mettre ! Son titre : “Mais pourquoi j’ai acheté tout ça !?” vous donne d’emblai le ton ! Pas de tergiversation possible. Obsolescence programmée, surconsommation, publicité, pression sociale … toutes ces choses qui nous forcent à acheter, acheter et encore acheter. Ce livre d’Elise Rousseau, - une auteure Joyeuse et dynamique qui applique au quotidien ce qu’elle nous raconte dans ses livres ! - vous mettra face à la réalité : cette gloutonnerie effrénée qui a des incidences désastreuses sur notre planète. Sous la forme d’une histoire à la fois drôle et sérieuse présentée en bande dessinée, cet ouvrage nous embarque réellement vers une société qui dit Stop à la surconsommation. Vous allez découvrir ou redécouvrir le concept de sobriété heureuse. Il propose des solutions viables et ancrées dans la réalité afin de sortir de ce tourbillon infernal de la surconsommation. Et vous le savez bien… c’est aussi bien pour vous (et votre porte-monnaie) que pour la planète ! Maintenant à nous de réfléchir à deux fois avant d’acheter…
Le 8 mai 1945 marque la capitulation de l’Allemagne nazie et la victoire des forces alliées. Aujourd’hui, comme à la veille de la deuxième guerre mondiale, l’extrême droite progresse, la justice sociale, la démocratie et les droits régressent en France et dans le monde depuis plusieurs années, dans une certaine indifférence générale, comme si l’on voulait choisir, le plus longtemps possible, une insouciance rassurante. Le 8 mai, tentons de tirer les leçons de l’histoire, pour, aujourd’hui, garder les yeux grand ouverts, les oreilles en alerte, attentif.ves à défendre nos valeurs fermement ancrées, malgré le contexte de crise. Ainsi, le 8 mai, nous saluons aussi la mémoire des résistantes et des résistants, qui, très tôt, se sont érigés contre l’indifférence, l’injustice, et le fascisme. Poitiers Collectif, intrinsèquement, s’inscrit aujourd’hui dans cette lutte contre toute forme de discrimination, contre toute forme d’injustice, contre la remise en question d’un futur heureux pour toutes et tous. Poitiers Collectif s’engage, dans des valeurs et dans l’action, pour y opposer des alternatives porteuses d’espoir. Le 8 mai, nous rendons hommage à celles et ceux qui sont allés jusqu’à donner leur vie pour nous rendre la liberté en chassant le nazisme et le fascisme de notre pays, et à celles et ceux qui ont su faire naître du chaos des jours heureux, pour toutes et tous. Le lendemain du 8 mai 1945 a vu le Conseil National de la Résistance demander “l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie”, ou encore “la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents”. A l’heure où des politiques de tous bords se réclament de l’héritage du Conseil National de la Résistance et des “jours heureux”, nous affirmons qu’il ne suffit pas de s’en réclamer pour en être les héritiers. Le “jour d’après”, 75 ans plus tard, doit toujours être porteur d’espoir, et faire émerger un monde plus solidaire, plus démocratique, et, avec une acuité particulière aujourd’hui, plus écologique.
En cette période où le temps semble suspendu,la politique n’est pas à l’arrêt. Au contraire, jamais récemment les réflexions collectives , lesenvies de construire un « monde d’après » différent, n’ont été aussi foisonnantes. Alors que la relance engagée par les responsables politiques actuels dessine déjà un futur risquant de reproduire les erreurs économiques, sociales, écologiques, du « monde d’avant », nous souhaitons contribuer à la construction d’un « monde d’après » porteur d’espoir , de projets constructifs, à l’échelle de nos territoires, de nos villes. Pour partager ces réflexions qui nous animent, Poitiers Collectif a organisé un événement intitulé « Lendemains Collectifs – Le lab’ des idées » , en la journée symbolique du 1er mai 2020 : si nous ne pouvions pas manifester, nous pouvions réfléchir, une mobilisation tout aussi importante pour construire l’avenir ! Pour cette première édition, quatre « laboratoires d’idées » ont été organisés, avec à chaque fois plusieurs invités nationaux et locaux.