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326 articles publiés Dernière mise à jour : 20 janvier 2025 14 catégories
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Notre liste est déposée - Texte de Léonore Moncond'huy

Image Poitiers Collectif : notre liste est déposée ! Pourquoi une liste similaire à celle du premier tour ? Cette décision suscite de nombreuses déceptions et incompréhensions, légitimes, mais face auxquelles un récit simpliste ne saurait suffire. Les débats font partie de la vie politique ; mais alors que les échanges se poursuivent dans la presse, sur les réseaux sociaux, et dans les foyers, je ne souhaite laisser planer aucun doute sur l’intégrité de mes colistiers et colistières, sur l’intégrité du projet écologiste, solidaire, démocratique, que nous portons pour Poitiers. Pour celles et ceux que le sujet interpelle, je vous donne à lire mon récit. Osons Poitiers est la première démarche politique que Poitiers Collectif a sollicité il y a deux ans, lorsque nous n’avions ni la méthode, ni le nom du projet, ni le programme, évidemment. Une main tendue refusée, avec violence. Ensuite, depuis deux ans, nous avons tendu la main, ouvert les bras, à toutes les démarches politiques de la gauche progressiste à Poitiers. Animés par une démarche de rassemblement, nous avons réussi à travailler avec 7 d’entre elles, de différentes manières, et nous avons consacré énormément d’énergie à construire ce rassemblement de personnes, d’organisations très diverses - parce-que construire un projet en commun, dans une logique citoyenne, ça prend du temps. Une seule organisation manque aujourd’hui à l’appel, ayant délibérément fait le choix de l’opposition, depuis deux ans. Depuis deux ans, avant le premier tour, dans l’entre-deux tours, nous subissons de la part des représentants de Osons Poitiers une campagne de dénigrement d’une violence rare, s’attaquant à notre démarche, notre programme, nos colistiers et colistères : sur les réseaux sociaux, dans les marchés, dans la presse, jusque dans leur matériel de vote officiel. Poitiers Collectif n’a jamais répliqué, tenant bon sur notre ligne « proposer une alternative, plutôt que nous opposer ». Mais en quoi cela servait-il notre cause commune de nous désigner comme les ennemis ? N’aurions-nous pas pu, à défaut de liste commune, avancer en parallèle, respectueusement ? A la suite du premier tour, nous avons tenté d’établir une relation de confiance, en prenant contact dès le lendemain pour proposer la rédaction d’un texte commun comme première étape d’une négociation (proposition d’emblée refusée par nos interlocuteurs) ; les contacts n’ont jamais été coupés depuis, et nous avons expliqué aux représentants de Osons 2020 notre volonté de construire ensemble hors la presse, dans un calendrier permettant la consultation démocratique de nos candidat.e.s… Pourtant, en toute connaissance de cause, le choix de la pression publique a été fait par les représentants de Osons, en amont de la consultation de nos candidats. Des mensonges délibérés, selon lesquels nous n’aurions par exemple pas communiqué avec eux. Cette explication est longue, bien plus longue qu’un récit très simple à entendre par le grand public « Osons tend la main à Poitiers Collectif, qui la refuse ». C’est bien toutes ces tambouilles politiques dont nous ne voulons plus, qui dégoûtent les citoyens, qui trahissent selon nous une partie de l’électorat qui ne s’y reconnaîtrait pas, qui ont conduit à ce qu’une majorité de nos candidats s’exprime contre un accord politique avec Osons 2020. Aurions-nous pu travailler ensemble pendant six ans, avec une telle défiance interne ? Aurions-nous pu proposer aux poitevines et aux poitevins une équipe suffisamment soudée pour répondre aux enjeux majeurs auxquels nous devrons faire face une fois élus ? Et surtout : nous sommes une démarche citoyenne, qui a convaincu de nombreux électeurs et électrices sur une double promesse : nous souhaitons porter un projet résolument écologiste, solidaire, démocratique, ET redonner confiance en la politique, en disant stop aux pratiques politiciennes destructrices de la confiance citoyenne. Bien sûr, nous sommes conscients de la perception que vous pouvez avoir de cette décision, de la déception de certain.e.s d’entre vous, nous étions aussi nombreux à plaider pour tenter de construire, encore, malgré les barrières. Notre décision a fait l’objet de débats, les même débats qui animent aujourd’hui un certain nombre de poitevines et de poitevins, mais elle a été prise de manière démocratique. Aucune des deux listes encore en lice à Poitiers ne peut en dire autant, eux dont les candidat.e.s ont probablement appris dans la presse les tractations entre la tête de liste Alain Claeys, et le député LREM Sacha Houlié, à leur sujet. Les responsabilités sont partagées dans la division des listes à Poitiers. La remise en question fait partie des pratiques de Poitiers Collectif, nous en prenons toute notre part, quant à l’image que nous pouvons renvoyer, quant à notre manque d’anticipation de cette situation. Mais ce que je retiens de cet épisode, c’est que ni l’opposition systématique, ni le dénigrement, ne rendent service à l’écologie politique, et au renouvellement politique auquel nous sommes nombreux à aspirer. Ce que je retiens aussi, c’est que la vigilance citoyenne doit elle-même interroger ses propres aspirations : l’envie de rassemblement de programmes similaires, et en même temps, le ras-le bol de la politique qui rimerait forcément avec violence, coups bas, opacité. N’attendons pas, lors de nos prochains combats, pour refuser tout autant la division, que les comportements qui y conduisent. Aujourd’hui, avec Poitiers Collectif, nous ne souhaitons pas renier l’une ou l’autre de ces aspirations. Nous proposons aux électeurs et aux électrices un projet politique de transformation écologique, social, démocratique, ET une équipe pour le porter prête à faire des choix difficiles au nom de ses convictions. Une équipe diverse, ouverte, qui a travaillé pendant plus de deux ans pour apprendre à travailler ensemble et être à la hauteur. Nous voulons vraiment renverser la table de la politique à l’ancienne, c’est une preuve, s’il en était besoin, du caractère profondément, structurellement citoyen de notre démarche. Enfin, pour Poitiers Collectif, la co-construction et le soutien à la vie militante ne s’arrêtent pas au soir du 2nd tour. C’est le sens de la tribune que nous avons fait paraître, c’est le sens de la concertation et de l’écoute des projets citoyens que nous mettrons au cœur de toute notre action, c’est aussi le sens des instances démocratiques que nous créerons. De même que nous l’avons proposé au NPA, nous n’excluons pas Osons 2020, et toutes celles et tous ceux qui s’y reconnaissent, du futur de la ville. Sans contrepartie. C’est un projet qui peut ne pas convaincre celles et ceux qu’un fonctionnement plus traditionnel rassure, nous l’entendons. Mais c’est notre proposition pour Poitiers demain. Toutes celles et ceux qui le souhaitent ont désormais en main toutes les clés pour faire un choix en responsabilité, le 28 juin. Léonore Moncond’huy, tête de liste de Poitiers Collectif.

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Notre choix collectif pour le second tour : lettre aux électeurs et électrices

Chères poitevines, chers poitevins, Nous n’avons pas pu trouver d’accord entre la liste Poitiers Collectif et la liste Osons 2020. Nous comprenons que ce résultat peut décevoir certain.e.s d’entre vous, et générer des incompréhensions. C’est pourquoi nous souhaitons, par cette lettre, donner à lire les raisons qui ont conduit à cette situation. Poitiers Collectif est une démarche d’initiative citoyenne, et les personnes qui composent le collectif font le pari, depuis le début, qu’il est possible de redonner confiance en la politique aux citoyennes, aux citoyens, à l’échelle de notre ville, et de montrer que chacune, chacun, a sa place en politique. Comment ? En renouvelant en profondeur les pratiques politiques, et en étant résolument ouverts à toutes celles et tous ceux qui souhaitaient sincèrement construire cette alternative nouvelle. Cela ne signifiait pas pour autant faire table rase du passé politique poitevin. C’est dans cet état d’esprit que dès juillet 2018, bien avant le lancement de Poitiers Collectif et d’Osons 2020, nous avions rencontré des membres d’Osons Poitiers 2014 pour leur faire part du projet qui ne portait pas de nom mais qui deviendrait par la suite Poitiers Collectif. Une proposition de faire ensemble, en tenant compte de l’expérience des uns, et de l’envie d’engagement des autres. La suite de l’histoire, vous pouvez la retrouver sur cette page de notre site internet, où nous tenons une page décrivant notre “historique politique” depuis bientôt deux ans, jusqu’à ces derniers jours. Depuis cette période, pendant la campagne, nous nous sommes croisés avec Osons 2020, parfois sur les marchés, parfois de manière plus formelle. Mais, malgré la construction d’un large rassemblement autour de nous, un rapprochement anticipé n’a pas été possible avec Osons 2020. Ni avant le premier tour, ni avant le second tour. Le choix de Poitiers Collectif vis-à-vis de perspectives de second tour avec Osons 2020 a été un choix difficile, source de nombreux débats entre nous. Les arguments pour, les arguments contre sont multiples, et nous nous tenons à la disposition de chaque citoyen, chaque citoyenne, pour les expliciter. Avec Poitiers Collectif nous avons fait plusieurs promesses aux poitevines et aux poitevins : Mettre au cœur de toute l’action municipale l’écologie, la justice sociale et la démocratie. Un projet radical et ambitieux, dans ses ambitions comme dans les moyens qu’il se donne. A cet égard, nous nous rejoignons sans aucun doute avec la liste Osons 2020, et le paysage politique au soir du premier tour montre combien Poitiers est une ville mûre pour ce changement. Mais nous avons aussi fait la promesse d’une démarche citoyenne qui redonne confiance en la politique. Cela impliquait le respect de pratiques politiques cohérentes, renouvelées, respectueuses des personnes et des partenaires, et fondées sur l’envie de construire des propositions, ensemble, pour l’intérêt général. Et cette promesse, nous voulons la tenir. Avec Osons 2020, nous avons constaté de vraies divergences sur la manière de faire de la politique, de faire campagne, de négocier, d’utiliser les médias, des pratiques parfois malgré elles propices à la défiance et à la division, que nous regrettons car nous pensons qu’elles ne sont pas représentatives de l’espoir suscité par Osons 2014, dans lesquelles a souhaité s’inscrire Osons 2020. L’équipe d’Osons 2014 a fait un bon travail d’opposition; mais, pour y donner une suite constructive, l’opposition est-elle le meilleur chemin à prendre, lorsque l’on souhaite sincèrement travailler avec quelqu’un ? Pour respecter la promesse que nous avons faite aux poitevines et aux poitevins, pour préserver nos capacités de travailler en commun au moment même où les habitantes et habitants de Poitiers attendent de l’efficacité pour répondre aux fragilités révélées par la crise, la majorité de notre groupe s’est donc exprimée, par un vote à bulletins secrets, pour ne pas aboutir à une liste reconfigurée avec Osons 2020. Pendant notre mandat, nous resterons ouverts, et en soutien de toute forme de vie militante en accord avec nos valeurs pour Poitiers. C’est le sens de la tribune que nous avons portée, c’est le sens de la concertation et de l’écoute des projets citoyens que nous mettrons au cœur de toute notre action, c’est aussi le sens des instances démocratiques que nous créerons. L’Assemblée citoyenne, le Référendum et le Droit d’Initiative Locale sont autant d’outils dont chacun, chacune, pourra se saisir pour se faire entendre, et contribuer à la fiabilité de nos engagements. Nous nous tenons à la disposition de chacune et de chacun d’entre vous pour échanger à ce sujet, et permettre au plus grand nombre de nous (re)découvrir, tout au long de ce second tour. L’équipe de Poitiers Collectif

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Tribune : ouvrons un nouveau chapitre de l'histoire de Poitiers

Dès le lendemain du premier tour, nous proposions aux listes Osons 2020, Poitiers Anticapitaliste, Lutte Ouvrière, de co-construire une tribune commune : un p réalable pour nous rassembler autour de la possibilité unique d’ouvrir, ensemble, un nouveau chapitre de l’histoire politique et militante de Poitiers.

Aujourd’hui, nous présentons cette tribune, signée par les six organisations politiques qui nous soutiennent (Europe Ecologie Les Verts,Génération.s, le PCF - Parti Communiste Français, Génération Ecologie, Nouvelle Donne et A Nous La Démocratie), ainsi que la liste Poitiers Anticapitaliste Npa-Poitiers Vienne, et Catherine Giraud. Dans le respect de notre diversité militante, nous nous rejoignons sur la priorité à accorder à nos valeurs, autour de l’espoir d’un monde d’après humaniste, égalitaire, écologiste, à l’échelle de notre ville.

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[Communiqué] Innover, hier, aujourd’hui et demain pour reprendre la main

Image Poitiers, le 22 mai 2020.

Alors que reprend notre campagne électorale, nous souhaitons avant tout exprimer notre solidarité envers toutes celles et tous ceux que cette crise a touché, et touchera encore demain. Toutes celles et tous ceux mobilisés dans les services publics méritent notre gratitude, et nous saluons aussi toutes les initiatives de solidarité qui ont fleuri à Poitiers, qui ont montré combien la solidarité était vivante dans notre territoire. Nous vivons une situation de crise, qui a fragilisé de très nombreux poitevins et poitevines, de très nombreux foyers, comme en témoigne l’accroissement exceptionnel des bénéficiaires des aides alimentaires d’urgence.

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Billet d'humeur : Impacts de la crise sur la Transition Energétique

Image Comme ont pu le souligner de nombreux articles publiés ces dernières semaines, les crises (sanitaires et économiques) que nous vivons actuellement, ont un impact sur les consommations énergétiques. La plupart de ces articles mettent en avant les impacts positifs : un des impacts directs est bien évidemment la diminution de nos consommations énergétiques ces dernières semaines (grâce à la diminution des déplacements, et la baisse des activités économiques et industrielles, liées au confinement). Certaines de ces diminutions restent très conjoncturelles (car avec le déconfinement, les activités reprennent petit à petit), mais d’autres perdureront certainement à moyens termes (le secteur aérien par exemple ne devrait pas revenir au même niveau avant des mois). Il se peut aussi que la crise économique entraine malheureusement des disparitions d’entreprises, et donc des diminutions de consommations liées à ces activités. Un autre impact positif, sans doute à un peu plus long terme, c’est qu’avec la baisse de la demande, les investissements pour l’exploration et la production de produits pétroliers (et même gaziers) baisseraient fortement ce qui est plutôt encourageant à plus longs termes. Cependant, ces crises n’ont pas que des aspects positifs en termes de Transition Énergétique. Et le plus flagrant, est la baisse du prix des énergies fossiles. Nombreux sont les usagers qui peuvent se féliciter de cette baisse des coûts qui permettent de redonner un peu de pouvoir d’achats aux ménages, et de rentabilité aux entreprises. Et pourtant, cette baisse de prix peut aussi être considérée comme un très mauvais signal pour la Transition Energétique. En effet, l’urgence climatique nous impose de moins consommer ces énergies fossiles, sources de gaz à effet de serre. Pour cela, il faut diminuer nos consommations et remplacer l’utilisation ces énergies fossiles par des énergies renouvelables (EnR). Or quelque soit le consommateur (particulier, entreprise, collectivité, …), ces actions nécessitent dans la grande majorité des cas de faire des investissements (isolation, équipements plus performants (voiture, chaudières, …), équipements fonctionnant aux EnR…). Et malheureusement, quand les énergies fossiles sont moins chères, ces investissements sont moins rentables (l’économie générée par la diminution des consommations est plus faible, et donc met plus de temps à « rembourser » l’investissement). Il est donc fort à parier que dans les mois qui viennent, les entreprises seront moins intéressées par ce type de projets (surtout qu’avec la crise économique, elles auront très certainement une visibilité à plus court terme) et les particuliers, dans un contexte économique incertain, seront peut-être aussi plus frileux pour ces investissements rentables sur le long terme. C’est pourquoi les collectivités doivent aujourd’hui mettre les bouchées doubles pour faire en sorte que les objectifs fixés en termes de diminution des consommations énergétiques et de développement des EnR puissent être tenus, sans attendre une conjoncture plus favorable. Elles vont devoir faire preuve d’une volonté politique forte dans ce contexte économique non favorable à la transition, pour être exemplaire sur leurs patrimoines, mais aussi par la mise en place de dispositifs adaptés pour favoriser le passage à l’acte des autres acteurs de leurs territoires.

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Après le confinement, ouvrons l'éducation sur la société !

Image Les Lendemains Collectifs se poursuivent ! En cette période où le temps semble suspendu, la politique n’est pas à l’arrêt. Au contraire, jamais récemment les réflexions collectives, les envies de construire un « monde d’après » différent, n’ont été aussi foisonnantes : nous souhaitons contribuer à la construction d’un « monde d’après » porteur d’espoir, de projets constructifs, à l’échelle de nos territoires, de nos villes. ? Notre atelier du 20 mai dernier était dédié à l’éducation ! ? Alors que le confinement nous a conduit à réinventer nos pratiques pédagogiques (élèves, enseignants, parents) en un temps record ; alors que la reprise de l’école se fait de manière très chaotique, qu’après avoir vécu confinés la perspective d’un retour à l’école aseptisée n’est que peu enthousiasmante… ➡️ Quelle éducation, après le confinement, à court terme, pendant les vacances, à la rentrée ? Y aura-t-il un « monde d’après » pour l’éducation ? Comment faire en sorte que l’éducation vive avec son temps, avec notre société d’aujourd’hui, de demain ? Une heure et demie d’échanges, avec trois intervenants : Philippe Meirieu, Enseignant-chercheur, pédagogue, auteur de tribunes engagées pour une éducation engagée pour un « monde d’après » différent ; Nathalie Demay, Directrice d’école primaire ; et Charles Reverchon-Billot, candidat Poitiers Collectif. La séquence sera animée par Julie Fontaine, candidate Poitiers Collectif. La vidéo est à retrouver ci-dessous : https://youtu.be/mqdhI2Y3DAs Et voici le compte-rendu écrit des échanges : Introduction par Julie Fontaine, candidate Poitiers Collectif. Nathalie Demay. Pour le contexte, les 3 cités est quartier le plus pauvre de Poitiers. Pendant le confinement : Beaucoup d’enfants n’avaient pas de matériel numérique nécessaire. Les enseignant.es ont dû adapter leur pratique. Liaison internet sur le téléphone donc difficile de travailler sur le téléphone des parents. Enseignants ont téléphoné aux familles et enfants pour garder le lien. Ce lien est fondamental. Expérience éprouvante pour tout le monde. Aide de la maison de quartier des 3 cités : maraudes avec d’autres asso pour distribuer aux familles des devoirs, des documents de l’école,… Beaucoup de familles qui ne parlent pas français donc difficultés +++ . L’association Audacia a été ressource pour faire le lien. Cette période a montré que non tous les enfants n’ont pas de tablette ou tel. Et si ils en ont ce n’est pas utilisé pour le travail scolaire. Certaines familles parties à l’étranger ne sont pas revenues et aucune nouvelle (Maghreb, Roumanie). Constat : Parfois mettre des nouvelles choses en place ça prend du temps mais dans l’urgence de la crise tout s’est mis en place très vite. Philippe Mérieu = Souligne la mobilisation extraordinaire des enseignants. « les enseignants ont montré que l’éducation nationale c’est eux. Pas la hierarchie mais eux ». Les enseignants ont relevé le défi. Merci à eux et à Nathalie qui les représent ce soir. Fracture matérielle et culturelle. 3 enquêtes à ce jour sur comment les parents ont accompagné leurs enfants. Plutôt disparate. Parents pauvre : Les parents veulent bien faire. Sont attentifs et demandent de façon formaliste que l’enfant fasse ce que demande l’enseignant. Parents plus aisés : incitation à la reflexion, demande de s’organiser,… Fracture culturelle en plus de la fracture numérique. Familles aisées savent poser les bonnes questions et stimuler les enfants. Nécessité de travailler sur l’éducation à la parentalité. L’école doit etre plus claire dans l’explicitation de ce qu’on attend des parents. L’école à la maison = ça ne fonctionne pas. On ne peut pas transférer l’école à la maison dans la même pratique et le meme contexte. Donc le contact surtout est prioritaire, ainsi que le maintient de l’éveil. La classe en tant que telle ne peut pas etre faite car il manque la notion de collectif qui soutient, la présence de l’enseignant. Tout ça ne se transfère pas dans le numérique qui est plutôt une juxtaposition d’individuels mais ne retranscrit pas le collctif. Les enfants ont souffert d’un manque social, de collectif. Ils se sont sentis seuls. Parfoid dramatiquement sur le plan psychique. Charle RB Le confinement a mis en exergue les inégalités. Appartement versus maison avec jardin. + éducation école + éducation plus large. Lien social essentiel perdu (école, centres sociaux) PoCo défend la notion de coopération. Personne n’était près à vivre cela. Les enseignants ont du faire comme ils pouvaient. La coopération est vraiment importante pour l’éducation : les parents, les centres sociaux, l’école,… La crise a permis de tisser du lien pas assez présent avant. PoCo défend cette façon là de faire l’éducation. Secteur de la formation professionnelle continue = pas prêt non plus. Les formations d’animateurs notamment difficile de les faire à distance. Nécessité de réevaluer, réadapter les pratiques. Question : faut il que du présentiel, du distanciel ou les 2 ? Question Julie : y avait il avant un constat des inégalités auparavant que la crise a mise en avant ? PM : Recherches sur les inégalités L’égalité des chances n’existe pas, c’est un leurre, il faut parler d’égalité des droits. Développement d’un marché lié au numérique qui va permettre aux parents aisés d’acheter du rattrapage ce qui creusera davantage les inégalités ! Le handicap également creuse les inégalités et ces enfants étaient encore plus isolés. Beaucoup de travail pour faire reculer les inégalités. Enjeu de travail notamment pour PoCo ces prochaines années ! ND : Représentation sur les familles des quartiers prioritaires notamment qui ne sont pas allés à l’école qu’ils ne se préoccupe de la scolarité des enfants. Ce qui est faux. Ils sont conscients de la chance que leurs enfants ont d’aller à l’école. Beaucoup de non dits ce qui rend difficile l’aquisition des codes de l’école. Ce travail est très important. Question sur l’école à l’extérieur / interventions extérieures ND : Importance des interventions extérieures : conservatoire qui a gardé le lien en envoyant des vidéos, le CSC qui garde le lien. Municipalité à un role à jouer dans les aménagements scolaire. CRB : La ville a son role à jouer évidemment. Nécessité urgente de renaturaliser les cours d’école (inscrit dans le programme de PoCo). Apprendre dehors, dans la nature, a une plus value par rapport à apprendre entre 4 murs. Ex de 2 tribunes (le Monde + Médiapart) : après le confinement éduquons dehors. On peut avoir des apprentissages très divers dans la nature. Crystèle Ferjou a fait un guide pour valoriser cette pratique de faire l’école dehors. PM : On parle de la primaire mais beaucoup de choses pourraient concerner les collégiens et lycéens. Beaucoup de parents sont montés en compétences et que la notion de coéducation (apparue en 89) est qqchose qu’il faut sortir des déclaration d’intention et la faire rentrer dans les faits. Importance d’améliorer les relations entre l’école et les parents. Inquiétude sur l’école d’apres : peur de basculer dans une forme de productivisme scolaire. L’art et la culture nous relie et permet de donner forme à nos angoisses, espérances, lien social,… On pèche par manque d’ambition culturelle auprès notamment des publics défavorisés. Recentrage autour des fondamentaux avec des supports plus artistiques et culturelles. Pas de psychanalise mais œuvres et rencontres permettant à l’enfant de mettre des mots sur ce qu’il vit et qui vont le relier au monde. Importance pour la suite : coopération dans la classe, remise en place des conseils, sortir de son individualité pour construire le collectif et le bien commun. L’école doit apprendre aux enfants que l’interet collectif n’est pas une somme d’individualité mais bien un intérêt commun qui se construit doucement par l’échange, le lien.. Pédagogie de la coopération permet de faire vivre la solidarité. Déficit d’espaces durant le confinement. Déficit de la nature. Retrouver le rapport avec la nature c’est retrouver des espaces dans lesquels on a des activités. Ex : chaque école pourrait avoir un potager. Cela permet de vehiculer des apprentissages éducatifs aux enfants. Il ne faut pas prendre le rapport à la nature simplement d’un point de vue environnemental. C’est aussi un rapport de choses qui a un rapport à la compréhension, à la façon dont fonctionne le monde. Question sur la place des associations complémentaires à l’école : CRB : il faut coconstruire et pas seulement consulter. ND : enseignant.es pris dans les exigences de l’EN notamment en termes de programme. Mais on peut avoir un programme et des objectifs mais leur réalisation incombe à l’enseignant qui le pratique. Enseignement de la fiche qui arrive par internet fait peur. Pour sortir de l’école il faut trouver des collaborateur. Ex : l’école à une fois par mois une réunion d’acteurs locaux. Très important. Beaucoup de choses à faire notamment avec les jeunes enseignants. Question sur la formation des enseignants PM : Master 2 a avoir pose aussi un souci d’inégalités car tous les jeunes ne peuvent pas faire 5 ans d’études. Hégémonie du virtuel aujourd’hui. Le virtuel peut etre très régressif, par l’addiction notamment. On fuit le monde réel pour aller vers une virtualité. Rien ne met à l’épreuve du réel dans le virtuel. Il faudra réintroduire la main et la manipulation dans les apprentissages. Lien avec les sciences de l’éducation : la manipulation n’est pas contraire à l’activité intellectuel. Cela favorise la reflexivité, l’attention,… et ça se répercute sur l’ensemble de l’apprentissage scolaire. Un danger : vrai difficulté qui consisterait de départir l’EN de certains apprentissages pour les donner aux asso complémentaires. Ex : les enseignants font maths, français, bio et les asso font le sport, l’art plastique,… C’est une mauvaise répartition. Les asso ont un role fondamental mais à condition d’être complémentaires et de co construire. Elles vont travailler aussi le sport et l’art mais différemment et sans « prendre » ce qui revient aux enseignants. CRB : Pour pouvoir permettre les conditions sanitaires pour accueillir tous les enfants notamment dans la complémentarité, l’implication des asso pourraient etre plus large. L’éducation doit etre transversale, globale, de tous les instants. Tout est éducation. Nécessité de redéfinir les choses : centres sociaux travaillent sur le « aller vers ». ça prend pleinement son sens. Question sur le programme de PoCo : Souhait de réaffirmer la place de l’éducation sur Poitiers. Comment Poitiers peux etre un terrain d’innnovation pédagogique et avec qui ? « éducation une priorité réaffirmée » : slogan Poitiers Capitale de l’éducation – souhait que ça ne soit pas qu’un slogan. A Poitiers l’IHEEF, Canopée, le cned,… Point de programme : Vacances pour tous : colonies de vacances essentielles. A la fin de mandat on souhaite permettre à chaque enfant de partir en séjour collectif (ex : classe de découvertes sur le territoire). ND Exemple de terrain : aller au Bois de St Pierre difficile et cher. Nécessité de penser également les deplacements. Pour etre un territoire d’innovation pédagogique c’est aussi penser cela globalement à l’échelle du territoire. PM L’éducation n’est pas simplement l’école. Croit à l’éducation du quotidien. « un enfant a besoin de tout un village pour etre éduqué ». Soutient des démarches des villes pour les enfants : penser la ville avec des yeux d’enfants. Un enfant de 10 ans ne trouve pas grand-chose à sa hauteur quand il se promène. Besoin de lieux ou être créateur et créatif. Peu de villes se sont engagées dans cette dynamique. Une ville pour les enfants est faite pour tous ! Comment la ville peut etre adaptée aux enfants, dans son architecture, ses espaces publics… Question sur la place de l’education aux médias, aux images, à l’informations … CRB : c’est pleinement dans les programmes de l’école. Des ressources sont notamment fournies par le Clémi. Egalement dans les CSC où on peut avoir des activités dédiées à ça. Des projets sont montés dans des écoles. Continuité éducative entre le péri, l’extra et le scolaire. PM est souvent d’accord avec CRB et c’est chouette. PM : recul reflexif essentiel. Question posée par la crise : lien entre les opinions et les connaissances. Se faire demander aux enfants si un sujet est leurs opinions ou leurs connaissances. Développe l’esprit critique. Il faut que l’enfant apprenne exigent à l’égard de lui-même pour etre plus proche de la précision. ND : ce qui est difficile c’est que les élèves comprennent qu’ils peuvent penser différemment des uns des autres. Des notions culturelles et religieuses rentrent aussi en compte. Si l’enseignant montre qu’apprendre c’est agréable meme si pas facile et génère de l’empathie. Dernière question : souhait pour l’éducation de demain. PM : que l’éducation mettre en œuvre le principe de solidarité. Solidarité dans la répartition des fonds. Necessité de mieux répartir les richesses. On n’a pas besoin de toujours servir les 1ers de coordées. Developper partout où c’est possible des classes multi niveaux. Cela peut créer de la coopération. Aide réciproque des enfants. Chaque fois qu’un enfant en aide un autre il rend service à l’autre et à lui-même. Si on fait de l’entraide entre élèves le cœur de l’école alors on aura des chances qu’ils comprennent que la solidarité est la solution pour l’univers et qu’on ne s’en sortira pas dans la concurrence ! ND : difficulté à avoir des souhaits pour demain alors qu’on a la tete dans l’urgence. L’école doit se construire avec des gens qui ont envie d’y travailler en le rendant plus accessible. Réseaux d’éducation prioritaire : il y a beaucoup à faire niveau structuration des classes, brasser les élèves pas seulement par des classes selon les ages mais par de là où ils partent. CRB : on n’a pas défini ce qu’est l’éducation. On entend parler d’éducation nouvelle, qui existe depuis 100 ans. Définition de l’éducation nouvelle : Charles nous donnera le texte ^^ Période nous permet de tester, d’innover,…

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Eté 2020 : Poitiers est à nous !

L’impact de la crise sera majeur sur l’ensemble des commerces, dans l’ensemble des quartiers de Poitiers, comme en témoigne par exemple l’étude de l’association “Poitiers le Centre”. Commerces, restaurants, bars, toutes et tous auront besoin du soutien des pouvoirs publics pour retrouver une dynamique, dès leur reprise. De plus, il est probable que, pour des raisons économiques ou sanitaires, de nombreux poitevins, de nombreuses poitevines, doivent passer l’été à Poitiers, ce qui encourage une politique d’animation renouvelée. Si la reprise est déjà là pour nombre de commerces, la réouverture annoncée des bars et restaurants le 2 juin est à anticiper, pour enclencher une dynamique d’animation globale de la vie poitevine dans l’espace public.

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Coup de Cœur du 9 mai de La Bruyère Vagabonde

Image Mais pourquoi j’ai acheté tout ça ? Elise Rousseau - Editions Delachaux & Niestlé Le commerce va reprendre, doucement mais surement, nous l’espérons tous ! Cette période « d’abstinence », nous aurons peut-être permis de réfléchir à nos modes de consommation. Souvenez-vous… Avant, les périodes de soldes, rabais, opération marketing, black Friday, et autres promotions intempestives se succédaient tout au long de l’année et nous invitaient à consommer plus que de raison ! Aujourd’hui, peut-être ressentons-nous, intimement, qu’il est temps de revenir à une sobriété, indispensable pour ménager notre planète… La Bruyère Vagabonde vous propose donc cet ouvrage, pour confirmer votre engagement s’il en était besoin ou pour mieux comprendre pourquoi il faut s’y mettre ! Son titre : “Mais pourquoi j’ai acheté tout ça !?” vous donne d’emblai le ton ! Pas de tergiversation possible. Obsolescence programmée, surconsommation, publicité, pression sociale … toutes ces choses qui nous forcent à acheter, acheter et encore acheter. Ce livre d’Elise Rousseau, - une auteure Joyeuse et dynamique qui applique au quotidien ce qu’elle nous raconte dans ses livres ! - vous mettra face à la réalité : cette gloutonnerie effrénée qui a des incidences désastreuses sur notre planète. Sous la forme d’une histoire à la fois drôle et sérieuse présentée en bande dessinée, cet ouvrage nous embarque réellement vers une société qui dit Stop à la surconsommation. Vous allez découvrir ou redécouvrir le concept de sobriété heureuse. Il propose des solutions viables et ancrées dans la réalité afin de sortir de ce tourbillon infernal de la surconsommation. Et vous le savez bien… c’est aussi bien pour vous (et votre porte-monnaie) que pour la planète ! Maintenant à nous de réfléchir à deux fois avant d’acheter…

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8 mai : Devoir de mémoire, combats d’avenir !

Image Le 8 mai 1945 marque la capitulation de l’Allemagne nazie et la victoire des forces alliées. Aujourd’hui, comme à la veille de la deuxième guerre mondiale, l’extrême droite progresse, la justice sociale, la démocratie et les droits régressent en France et dans le monde depuis plusieurs années, dans une certaine indifférence générale, comme si l’on voulait choisir, le plus longtemps possible, une insouciance rassurante. Le 8 mai, tentons de tirer les leçons de l’histoire, pour, aujourd’hui, garder les yeux grand ouverts, les oreilles en alerte, attentif.ves à défendre nos valeurs fermement ancrées, malgré le contexte de crise. Ainsi, le 8 mai, nous saluons aussi la mémoire des résistantes et des résistants, qui, très tôt, se sont érigés contre l’indifférence, l’injustice, et le fascisme. Poitiers Collectif, intrinsèquement, s’inscrit aujourd’hui dans cette lutte contre toute forme de discrimination, contre toute forme d’injustice, contre la remise en question d’un futur heureux pour toutes et tous. Poitiers Collectif s’engage, dans des valeurs et dans l’action, pour y opposer des alternatives porteuses d’espoir. Le 8 mai, nous rendons hommage à celles et ceux qui sont allés jusqu’à donner leur vie pour nous rendre la liberté en chassant le nazisme et le fascisme de notre pays, et à celles et ceux qui ont su faire naître du chaos des jours heureux, pour toutes et tous. Le lendemain du 8 mai 1945 a vu le Conseil National de la Résistance demander “l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie”, ou encore “la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents”. A l’heure où des politiques de tous bords se réclament de l’héritage du Conseil National de la Résistance et des “jours heureux”, nous affirmons qu’il ne suffit pas de s’en réclamer pour en être les héritiers. Le “jour d’après”, 75 ans plus tard, doit toujours être porteur d’espoir, et faire émerger un monde plus solidaire, plus démocratique, et, avec une acuité particulière aujourd’hui, plus écologique.

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Retour sur les Lendemains Collectifs

Image En cette période où le temps semble suspendu,la politique n’est pas à l’arrêt. Au contraire, jamais récemment les réflexions collectives , lesenvies de construire un « monde d’après » différent, n’ont été aussi foisonnantes. Alors que la relance engagée par les responsables politiques actuels dessine déjà un futur risquant de reproduire les erreurs économiques, sociales, écologiques, du « monde d’avant », nous souhaitons contribuer à la construction d’un « monde d’après » porteur d’espoir , de projets constructifs, à l’échelle de nos territoires, de nos villes. Pour partager ces réflexions qui nous animent, Poitiers Collectif a organisé un événement intitulé « Lendemains Collectifs – Le lab’ des idées » , en la journée symbolique du 1er mai 2020 : si nous ne pouvions pas manifester, nous pouvions réfléchir, une mobilisation tout aussi importante pour construire l’avenir ! Pour cette première édition, quatre « laboratoires d’idées » ont été organisés, avec à chaque fois plusieurs invités nationaux et locaux.

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