Compte-rendu de la réunion plénière du 9 avril
Merci Pierre pour le compte-rendu ! Compte-rendu de la plénière de Poitiers Collectif 9/04/2019 A retrouver aussi sur notre Drive. 1/ Point d’étape du travail des groupes Près de 200 personnes sont désormais inscrites en ligne pour suivre Poitiers Collectif. Certaines participent régulièrement aux réunions des groupes de travail, d’autres n’y viennent qu’occasionnellement, ou encore ne participent qu’aux plénières, ou encore ne suivent le projet que via la newsletter. Mais la liberté de participation de chacun selon ses disponibilités et envies d’engagement est au cœur du projet, c’est donc tout à fait normal ! Et cela n’empêche pas le projet d’avancer. Biodiversité : La mobilisation des participants est fluctuante (entre 4 et 8) ce qui rend difficile la continuité du travail. 3 axes de travail : présence naturelle, végétalisation/éducation (sensibilisation)/ lutte contre les pollutions. Des démarches vers l’extérieur ont été entreprises afin d’ouvrir la vision des compétences en matières de biodiversité et affiner le diagnostic de l’existant. Le groupe souhaite prendre part à des réunions communes avec les groupes Agrimentation et Eau. Eau : Au mieux 7 personnes se réunissent sur cette thématique Le travail se concentre sur les questions suivantes : potabilité/ tarif unique/ modération de la conso. Plusieurs propositions concrètes déjà formulées : tarif progressif au delà d’un seuil, compteur individuel, sensibilisation et education notamment grâce au budget dégagé par la réduction de la conso. Vie démocratique : Déjà 4 réunions, 14 inscrits mais beaucoup moins présents L’enjeu est la construction d’un projet de politique locale ensemble. Autour de cet enjeu gravitent les notions suivantes : sens/ place du citoyen/ équilibre des pouvoirs/ conditions du dialogue/ outils… Le groupe a d’ores et déjà bénéficié de l’intervention de plusieurs personnes ressources. Se dégagent de ces discussions l’importance de la co-construction et l’intervention sur l’évaluation des politiques publiques. Economie-ESS : Le groupe œuvre à décloisonner les secteurs de l’économie locale en s’appuyant notamment sur l’intervention d’Olivier Bouba Olga et du concept de CAM : une ville moyenne telle que Poitiers gagne à miser sur lesressources existantes. La dépendance à la sphère publique est forte, liée à la part importante prise par le CHU, l’Université et Grand Poitiers dans l’emploi local. Ce peut être un talon d’Achille en cas de recomposition des services. Le groupe tient compte de latransversalité de nombreux sujets dans leur lien à l’économie (fracture numérique, agriculture et circuits courts) Solidarités : Un groupe qui rassemble entre 8 et 9 personnes actives avec déjà 7 réunions Nombreuses initiatives et idées forces : Tables rondes concernant l’accompagnement des femmes en situation de précarité ( avec Catherine Coutelle notamment) – Les 9 et 16 mai prochains. Participation au Festival des Solidarités en novembre Création d’espaces d’échanges pour les associations Labo citoyen avec des expérimentations de leur initiative, référent citoyen Témoignage de séniors, parrainage intergénérationnel, crèches en EPHAD Médiateurs urbains dans les quartiers, outils d’échanges solidaires(frigo, librairies, troc…) Jeunesse : 2 personnes se réunissent régulièrement L’effectif limité est contourné par les démarches entreprises et la volonté d’écouter la parole des jeunes, de la diffuser en interne, pour permettre la prise en compte de leurs préoccupations dans l’ensemble des thématiques de Poitiers Collectif. Le « Grand Débat spécial Jeunes » organisé à Poitiers par le CRIJ a ainsi constitué une occasion d’écouter et de recueillir cette parole. Les jeunes de Poitiers Collectif ont participé, les propositions ont été redispatchées sur la plateforme et dans les groupes. Par ailleurs des contacts ont été pris auprès de structures associatives, et avec les élus, avec notamment la rencontre d’une élue à la vie associative. Droits culturels : Ce groupe ne mobilise pas suffisamment de personnes. Il s’agit de rassembler les thématiques du sport, de la culture et des modes de vie par le liant d’un espace de dialogue avec l’exigence de ne pas faire à la place des gens et de ne pas sectoriser en cherchant les complémentarités (sport/culture notamment) Organisation des services adaptés sans mise en concurrence des acteurs locaux. Accompagnement des projets et soutien aux initiatives citoyennes Il manque des interlocuteurs sur la thématique sportive ! Education et Université : Entre 6 et 7 personnes se réunissent régulièrement, le groupe augmente. Bien que les compétences en matière d’école et d’université ne relèvent pas du même niveau, le groupe a souhaité se rassembler autour de l’idée de continuité éducative. Des évènements publics auront lieu en mai/juin pour rendre visible la phase exploratoire sur les thématiques suivantes : Quelle politique municipale pour le scolaire (maternelle-primaire) et le périscolaire ? / Place de l’Université dans une ville moyenne/ Place du jeu à Poitiers / Education nature et environnement. Dates à retrouver sur le site. Des interventions dans la salle soulignent l’importance de présenter l’Université très tôt aux enfants et par ailleurs de travailler à l’aménagement des espaces scolaires/publics pour les filles. Transports : Groupe qui a du mal à avancer. Une relance appuyée par le groupe de coordination est en cours. Transition énergétique : Petit groupe. Une réunion commune avec des membres d’Osons ! Et Alternatiba doit avoir lieu Déchets : Un groupe fraîchement formé avec 4 personnes a priori inscrites. Première réunion le 29 avril de 20h à 22h à Poitiers Jeunes. Grand Poitiers : Un groupe qui réunit déjà des initiatives de Poitiers, en partenariat fort avec une initiative de Vouneuil sous Biard. Une facilitatrice a été identifiée et s’engage : Chantal. Merci à elle ! Le groupe se mobilise pour créer un archipel d’initiatives citoyennes à l’échelle de Grand Poitiers. L’objectif des prochains rendez-vous est de mobiliser les personnes de notre réseau et d’identifier les initiatives déjà existantes pour contribuer à faire émerger cette dynamique commune. Inclusion territoriale : N’a pas produit pour l’instant mais devrait fouiller la question de l’urbanisme. Une réunion commune a eu lieu entre notre groupe, et le groupe qui travaille pour les mêmes thématiques pour l’intiative de Vouneuil /s Biard. Agrimentation : Un groupe actif autour d’un noyau de 4 personnes. Une conférence autour de la thématique « Comment construire une agriculture de proximité ? » est organisée par le groupe le 30 avril prochain, à 19h à la salle Timbaud, avec 3 invités témoins (Benoît Biteau, Benoît Grimonprez, Jacques Mathé). L’ambition est de toucher d’une part le monde agricole, d’autre part les habitants de Poitiers et Grand Poitiers militants et citoyens. De même une rencontre avec Alternatiba s’engage pour fédérer et créer le dialogue. Il s’agit d’explorer les concepts d’agriculture urbaine, de circuits courts , de distinction biodiversité sauvage/domestique. Santé : 1 seule réunion s’est tenue jusqu’à présent Appel est fait aux contributions ! 2/ Vie du collectif et méthode
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Compte-rendu WorkShop Olivier Bouba-Olga 16 mars 2019 / Matinée Animation : Maryse. Participants seulement, pas Olivier Bouba-Olga, qui nous a rejoint pour l’après-midi. Question posée aux participants : « Que représente chaque lettre de la CAME pour vous ? » L’idée est de défricher notre propre vision, personnelle et politique, de chacun des termes… Et de voir si nous sommes addicts ! 1/ Poitiers est elle C ompétitive ? « Qu’est ce que la compétitivité ? » : Notions de classement des villes, les classements sont partout aujourd’hui, de même que la compétition. Avis exprimés : Oui : Même si la compétitivité n’est pas automatiquement associée à Poitiers, on est obligé par le système de rentrer dans une forme de compétition. Et on est parfois content que les acteurs de notre ville se soient battus dans un univers compétitif pour maintenir / obtenir des choses : une gare LGV, un CHU, une université… Non : Nous ne percevons pas notre ville comme compétitive, en tout cas nous ne voulons pas qu’elle le soit selon certains critères ! Nous la pensons plutôt en termes de complémentarité, de coopération, d’harmonie, de mixité sociale, de tranquillité…. Leadership ? Exemplarité ? La grande Région est très présente dans les échanges. Le contexte Nouvelle Région a entraîné un changement de culture qui pose des enjeux importants : alors que l’ex-Poitou Charentes fonctionnait plutôt selon une harmonie, un équilibre entre ses différentes villes, sans « grosse tête » et les autres, la Nouvelle-Aquitaine a imposé une culture de la compétition qui percute Poitiers et son agglomération. 2/ Poitiers est-elle A ttractive ? « Attractivité » = pensée en termes de quantité et de qualité. Très complémentaire de la compétitivité. Avis exprimés : Oui : Ville universitaire moyenne, où il fait bon vivre, avec la présence d’équipements de santé, culturels, sportifs, sans grandes difficultés de circulation, avec un équilibre entre la démographie et les biens publics, une répartition territoriale équilibrée… Renvoi à la « qualité de vie » et à la relation affective que chacun de nous a à la ville. Mais : le risque de l’attractivité est de penser la croissance de la ville de façon exogène, en essayant d’attirer « la richesse qui vient d’ailleurs », au risque d’ignorer ou de renoncer à cultiver les richesses déjà présentes sur place. → compléter et équilibrer les ressources endogènes et exogènes est une priorité. Quels sont les indicateurs de fragilité des territoires ? 3/ Poitiers peut-elle être considérée comme une M étropole ? Avis exprimés : Non, Poitiers n’est pas une métropole, même avec les 40 communes qui constituent aujourd’hui Grand Poitiers ! On voit aujourd’hui les dégâts des grosses villes qui s’étendent (perte foncière, les centre villes – centres bourgs se vident de leurs commerces, des zones artisanales ou d’activité se développent partout…), la métropolisation est donc perçue comme négative. Peut-on espérer un mouvement de balancier et de « retour » vers les centre villes ? L’exemple des espaces commerciaux à Chasseneuil est choquant : on ouvre de nouveaux magasins alors que beaucoup sont fermés, qu’il existe des friches autour… Problème : on ne peut pas encore obliger les acteurs privés à requalifier une friche après que les enseignes soient parties. MAIS il est possible de mettre des outils en place à l’échelle d’une municipalité / d’une intercommunalité (à vérifier) > à mettre dans notre programme ? Question de l’échelle à laquelle on se positionne. Repenser à une échelle plus locale, y-compris pour des motifs écologiques (à l’instar de ce qu’on peut faire pour l’alimentation, cf Plan Alimentaire Territorial). Il est aussi important de prendre en compte le choix individuel du type de ville dans lequel on veut vivre, plutôt que d’être dans une course à l’image. Il semble indispensable de repenser des territoires plus restreints en relation et inter-action les uns aux autres. La métropolisation pose la question de la répartition équilibrée des compétences, projets, villes, à l’échelle de la Région. Pour l’attribution des fonds publics, il est important de prendre en compte les critères de fragilité des territoires (équilibrage, compensation). 4 / Poitiers est-elle E xcellente ? Excellence : « On est biberonnés à l’excellence depuis qu’on est petits, quel que soit le domaine, dès l’école ». « On a tous intérêt à aller vers l’excellence ! » Avis exprimés : Oui. Un secteur d’excellence pour Poitiers : un écosystème éducatif plein de potentiel. Plusieurs opérateurs nationaux (CNED, CANOPE, IHEFF) = ils ne sont pas obligés de s’articuler avec le territoire (ils sont dûs à une « compensation » qui avait été octroyée à Poitiers), mais la question est : « Comment on fait fructifier leur présence sur le territoire ? » ? + A articuler avec l’écosystème EdTech (COBALT, SPN…), les associations d’éducation populaire, les associations… > On a un terreau fertile à faire fructifier par une meilleure articulation entre les acteurs → réseaux d’acteurs. Mais. Quels critères d’excellence ? Pourquoi ne pas parler d’excellence associative, d’excellence dans l’innovation sociale… qui s’applique bien à Poitiers. Ne pas rester dans le marketing territorial, avoir une exigence qualitative (maintien des solidarités, liens entre acteurs, …) Que l’excellence soit un outil qui permette de répondre aux besoins des habitants (comme pour les autres lettres de la CAME, en réalité).

« Vous avez vu les températures en février ? On me raconte qu’ici, à Poitiers, il y avait de la neige en hiver avant! » Plusieurs grands thèmes ont été abordés, en petits groupes et lors de la restitution pour la salle, principalement les suivants : Climat / Pollution de l’air**/ Transports** Transports : Préoccupations. « Dans mon lycée, les gens viennent de Rouillé, Lusignan… Ils n’ont pas de solution pour venir autrement qu’en voiture ». Il est impératif de compenser pour le monde rural qui n’a pas de transports en commun. Nous devons limiter les transports polluants pour atténuer les effets sur le climat. Solutions. « Mettre plein de tuktuks électriques à disposition dans la ville ! ». Moins de voitures, moins d’avions, plus de transports en commun. « Tous les transports en commun doivent être électriques ! » Par exemple, il n’y a aucun bus électrique à Poitiers. Donner des aides aux plus pauvres, pour qu’ils achètent des voitures électriques. La question de la gratuité des transports est abordée. Un tour de table « La première chose à arrêter pour le climat ? » Les voitures / les centrales nucléaires / les pesticides / les avions ». Dans les restitutions, est revenue l’idée de garder seulement les grands trajets, d’interdire les vols intérieurs, pour développer le ferroviaire. Sensibilisation. Préoccupations : Sentiment que l’Etat nous cache des choses et qu’il ne prend pas en compte sérieusement le développement durable. Nous ne sommes pas informés de tout (dangerosité du diesel, vis-à-vis de l’essence…) Solutions : Mieux enseigner le climat à l’école : Des programmes scolaires adaptés, mieux diffuser les enseignements des scientifiques cf le GIEC. Que ça ne soit pas caché dans les programmes. Et l’économie dans tout ça ? Réinvestir l’argent récolté dans la transition écologique. Augmenter le prix des amendes pour les entreprises qui ne respectent pas la planète. Classer des entreprises les plus polluantes et valoriser les moins polluantes. Déchets , Gaspillage alimentaire Préoccupations. Le gaspillage est beaucoup constaté dans les collèges et lycées. Et dans la vie de tous les jours : gaspillage de jouets, de vêtements… Plastiques qui polluent quand on les brûle, qui polluent les océans, qu’on ne peut pas recycler. Il est impératif de réduire les déchets. Solutions. Arrêter les emballages individuels en internat. Développer la location de vêtements. Plus de vrac dans les rayons. Citoyenneté : « Arrêter d’avoir des élus déconnectés, il faut des gens qui aient du bon sens, des gens comme nous qui se font des pâtes »