Compte-Rendu

Suivez l'actualité de Poitiers Collectif et découvrez nos propositions pour une ville plus verte, plus juste et plus démocratique.

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58 articles publiés Dernière mise à jour : 20 janvier 2025 14 catégories
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Compte-rendu de la réunion plénière du 9 avril

Merci Pierre pour le compte-rendu ! Compte-rendu de la plénière de Poitiers Collectif 9/04/2019 A retrouver aussi sur notre Drive. 1/ Point d’étape du travail des groupes Près de 200 personnes sont désormais inscrites en ligne pour suivre Poitiers Collectif. Certaines participent régulièrement aux réunions des groupes de travail, d’autres n’y viennent qu’occasionnellement, ou encore ne participent qu’aux plénières, ou encore ne suivent le projet que via la newsletter. Mais la liberté de participation de chacun selon ses disponibilités et envies d’engagement est au cœur du projet, c’est donc tout à fait normal ! Et cela n’empêche pas le projet d’avancer. Biodiversité : La mobilisation des participants est fluctuante (entre 4 et 8) ce qui rend difficile la continuité du travail. 3 axes de travail : présence naturelle, végétalisation/éducation (sensibilisation)/ lutte contre les pollutions. Des démarches vers l’extérieur ont été entreprises afin d’ouvrir la vision des compétences en matières de biodiversité et affiner le diagnostic de l’existant. Le groupe souhaite prendre part à des réunions communes avec les groupes Agrimentation et Eau. Eau : Au mieux 7 personnes se réunissent sur cette thématique Le travail se concentre sur les questions suivantes : potabilité/ tarif unique/ modération de la conso. Plusieurs propositions concrètes déjà formulées : tarif progressif au delà d’un seuil, compteur individuel, sensibilisation et education notamment grâce au budget dégagé par la réduction de la conso. Vie démocratique : Déjà 4 réunions, 14 inscrits mais beaucoup moins présents L’enjeu est la construction d’un projet de politique locale ensemble. Autour de cet enjeu gravitent les notions suivantes : sens/ place du citoyen/ équilibre des pouvoirs/ conditions du dialogue/ outils… Le groupe a d’ores et déjà bénéficié de l’intervention de plusieurs personnes ressources. Se dégagent de ces discussions l’importance de la co-construction et l’intervention sur l’évaluation des politiques publiques. Economie-ESS : Le groupe œuvre à décloisonner les secteurs de l’économie locale en s’appuyant notamment sur l’intervention d’Olivier Bouba Olga et du concept de CAM : une ville moyenne telle que Poitiers gagne à miser sur lesressources existantes. La dépendance à la sphère publique est forte, liée à la part importante prise par le CHU, l’Université et Grand Poitiers dans l’emploi local. Ce peut être un talon d’Achille en cas de recomposition des services. Le groupe tient compte de latransversalité de nombreux sujets dans leur lien à l’économie (fracture numérique, agriculture et circuits courts) Solidarités : Un groupe qui rassemble entre 8 et 9 personnes actives avec déjà 7 réunions Nombreuses initiatives et idées forces : Tables rondes concernant l’accompagnement des femmes en situation de précarité ( avec Catherine Coutelle notamment) – Les 9 et 16 mai prochains. Participation au Festival des Solidarités en novembre Création d’espaces d’échanges pour les associations Labo citoyen avec des expérimentations de leur initiative, référent citoyen Témoignage de séniors, parrainage intergénérationnel, crèches en EPHAD Médiateurs urbains dans les quartiers, outils d’échanges solidaires(frigo, librairies, troc…) Jeunesse : 2 personnes se réunissent régulièrement L’effectif limité est contourné par les démarches entreprises et la volonté d’écouter la parole des jeunes, de la diffuser en interne, pour permettre la prise en compte de leurs préoccupations dans l’ensemble des thématiques de Poitiers Collectif. Le « Grand Débat spécial Jeunes » organisé à Poitiers par le CRIJ a ainsi constitué une occasion d’écouter et de recueillir cette parole. Les jeunes de Poitiers Collectif ont participé, les propositions ont été redispatchées sur la plateforme et dans les groupes. Par ailleurs des contacts ont été pris auprès de structures associatives, et avec les élus, avec notamment la rencontre d’une élue à la vie associative. Droits culturels : Ce groupe ne mobilise pas suffisamment de personnes. Il s’agit de rassembler les thématiques du sport, de la culture et des modes de vie par le liant d’un espace de dialogue avec l’exigence de ne pas faire à la place des gens et de ne pas sectoriser en cherchant les complémentarités (sport/culture notamment) Organisation des services adaptés sans mise en concurrence des acteurs locaux. Accompagnement des projets et soutien aux initiatives citoyennes Il manque des interlocuteurs sur la thématique sportive ! Education et Université : Entre 6 et 7 personnes se réunissent régulièrement, le groupe augmente. Bien que les compétences en matière d’école et d’université ne relèvent pas du même niveau, le groupe a souhaité se rassembler autour de l’idée de continuité éducative. Des évènements publics auront lieu en mai/juin pour rendre visible la phase exploratoire sur les thématiques suivantes : Quelle politique municipale pour le scolaire (maternelle-primaire) et le périscolaire ? / Place de l’Université dans une ville moyenne/ Place du jeu à Poitiers / Education nature et environnement. Dates à retrouver sur le site. Des interventions dans la salle soulignent l’importance de présenter l’Université très tôt aux enfants et par ailleurs de travailler à l’aménagement des espaces scolaires/publics pour les filles. Transports : Groupe qui a du mal à avancer. Une relance appuyée par le groupe de coordination est en cours. Transition énergétique : Petit groupe. Une réunion commune avec des membres d’Osons ! Et Alternatiba doit avoir lieu Déchets : Un groupe fraîchement formé avec 4 personnes a priori inscrites. Première réunion le 29 avril de 20h à 22h à Poitiers Jeunes. Grand Poitiers : Un groupe qui réunit déjà des initiatives de Poitiers, en partenariat fort avec une initiative de Vouneuil sous Biard. Une facilitatrice a été identifiée et s’engage : Chantal. Merci à elle ! Le groupe se mobilise pour créer un archipel d’initiatives citoyennes à l’échelle de Grand Poitiers. L’objectif des prochains rendez-vous est de mobiliser les personnes de notre réseau et d’identifier les initiatives déjà existantes pour contribuer à faire émerger cette dynamique commune. Inclusion territoriale : N’a pas produit pour l’instant mais devrait fouiller la question de l’urbanisme. Une réunion commune a eu lieu entre notre groupe, et le groupe qui travaille pour les mêmes thématiques pour l’intiative de Vouneuil /s Biard. Agrimentation : Un groupe actif autour d’un noyau de 4 personnes. Une conférence autour de la thématique « Comment construire une agriculture de proximité ? » est organisée par le groupe le 30 avril prochain, à 19h à la salle Timbaud, avec 3 invités témoins (Benoît Biteau, Benoît Grimonprez, Jacques Mathé). L’ambition est de toucher d’une part le monde agricole, d’autre part les habitants de Poitiers et Grand Poitiers militants et citoyens. De même une rencontre avec Alternatiba s’engage pour fédérer et créer le dialogue. Il s’agit d’explorer les concepts d’agriculture urbaine, de circuits courts , de distinction biodiversité sauvage/domestique. Santé : 1 seule réunion s’est tenue jusqu’à présent Appel est fait aux contributions ! 2/ Vie du collectif et méthode

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Compte-rendu workshop avec Olivier Bouba-Olga

Image Compte-rendu WorkShop Olivier Bouba-Olga 16 mars 2019 / Matinée Animation : Maryse. Participants seulement, pas Olivier Bouba-Olga, qui nous a rejoint pour l’après-midi. Question posée aux participants : « Que représente chaque lettre de la CAME pour vous ? » L’idée est de défricher notre propre vision, personnelle et politique, de chacun des termes… Et de voir si nous sommes addicts ! 1/ Poitiers est elle C ompétitive ? « Qu’est ce que la compétitivité ? » : Notions de classement des villes, les classements sont partout aujourd’hui, de même que la compétition. Avis exprimés : Oui : Même si la compétitivité n’est pas automatiquement associée à Poitiers, on est obligé par le système de rentrer dans une forme de compétition. Et on est parfois content que les acteurs de notre ville se soient battus dans un univers compétitif pour maintenir / obtenir des choses : une gare LGV, un CHU, une université… Non : Nous ne percevons pas notre ville comme compétitive, en tout cas nous ne voulons pas qu’elle le soit selon certains critères ! Nous la pensons plutôt en termes de complémentarité, de coopération, d’harmonie, de mixité sociale, de tranquillité…. Leadership ? Exemplarité ? La grande Région est très présente dans les échanges. Le contexte Nouvelle Région a entraîné un changement de culture qui pose des enjeux importants : alors que l’ex-Poitou Charentes fonctionnait plutôt selon une harmonie, un équilibre entre ses différentes villes, sans « grosse tête » et les autres, la Nouvelle-Aquitaine a imposé une culture de la compétition qui percute Poitiers et son agglomération. 2/ Poitiers est-elle A ttractive ? « Attractivité » = pensée en termes de quantité et de qualité. Très complémentaire de la compétitivité. Avis exprimés : Oui : Ville universitaire moyenne, où il fait bon vivre, avec la présence d’équipements de santé, culturels, sportifs, sans grandes difficultés de circulation, avec un équilibre entre la démographie et les biens publics, une répartition territoriale équilibrée… Renvoi à la « qualité de vie » et à la relation affective que chacun de nous a à la ville. Mais : le risque de l’attractivité est de penser la croissance de la ville de façon exogène, en essayant d’attirer « la richesse qui vient d’ailleurs », au risque d’ignorer ou de renoncer à cultiver les richesses déjà présentes sur place. → compléter et équilibrer les ressources endogènes et exogènes est une priorité. Quels sont les indicateurs de fragilité des territoires ? 3/ Poitiers peut-elle être considérée comme une M étropole ? Avis exprimés : Non, Poitiers n’est pas une métropole, même avec les 40 communes qui constituent aujourd’hui Grand Poitiers ! On voit aujourd’hui les dégâts des grosses villes qui s’étendent (perte foncière, les centre villes – centres bourgs se vident de leurs commerces, des zones artisanales ou d’activité se développent partout…), la métropolisation est donc perçue comme négative. Peut-on espérer un mouvement de balancier et de « retour » vers les centre villes ? L’exemple des espaces commerciaux à Chasseneuil est choquant : on ouvre de nouveaux magasins alors que beaucoup sont fermés, qu’il existe des friches autour… Problème : on ne peut pas encore obliger les acteurs privés à requalifier une friche après que les enseignes soient parties. MAIS il est possible de mettre des outils en place à l’échelle d’une municipalité / d’une intercommunalité (à vérifier) > à mettre dans notre programme ? Question de l’échelle à laquelle on se positionne. Repenser à une échelle plus locale, y-compris pour des motifs écologiques (à l’instar de ce qu’on peut faire pour l’alimentation, cf Plan Alimentaire Territorial). Il est aussi important de prendre en compte le choix individuel du type de ville dans lequel on veut vivre, plutôt que d’être dans une course à l’image. Il semble indispensable de repenser des territoires plus restreints en relation et inter-action les uns aux autres. La métropolisation pose la question de la répartition équilibrée des compétences, projets, villes, à l’échelle de la Région. Pour l’attribution des fonds publics, il est important de prendre en compte les critères de fragilité des territoires (équilibrage, compensation). 4 / Poitiers est-elle E xcellente ? Excellence : « On est biberonnés à l’excellence depuis qu’on est petits, quel que soit le domaine, dès l’école ». « On a tous intérêt à aller vers l’excellence ! » Avis exprimés : Oui. Un secteur d’excellence pour Poitiers : un écosystème éducatif plein de potentiel. Plusieurs opérateurs nationaux (CNED, CANOPE, IHEFF) = ils ne sont pas obligés de s’articuler avec le territoire (ils sont dûs à une « compensation » qui avait été octroyée à Poitiers), mais la question est : « Comment on fait fructifier leur présence sur le territoire ? » ? + A articuler avec l’écosystème EdTech (COBALT, SPN…), les associations d’éducation populaire, les associations… > On a un terreau fertile à faire fructifier par une meilleure articulation entre les acteurs → réseaux d’acteurs. Mais. Quels critères d’excellence ? Pourquoi ne pas parler d’excellence associative, d’excellence dans l’innovation sociale… qui s’applique bien à Poitiers. Ne pas rester dans le marketing territorial, avoir une exigence qualitative (maintien des solidarités, liens entre acteurs, …) Que l’excellence soit un outil qui permette de répondre aux besoins des habitants (comme pour les autres lettres de la CAME, en réalité).

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Compte rendu - Plénière n°5 - 19 mars

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  1. Témoignage de Rodolphe Joubert & James Renaud, TriPlus-La Regratterie

Récit de la genèse de TriPlus, dans un contexte de faible présence des déchetteries en France et de difficile insertion des jeunes à engagée une démarche qui embrasse ces deux sujets, collecte des déchets, et insertion par l’activité économique des jeunes en difficulté Création de TriPlus en 1989 avec 3 objectifs : Trier ses déchets, privilégier le recyclage, neutraliser les produits toxiques Premier président = un chef d’entreprise d’une structure de plus 500 salariés à c’était important pour être entendu, c’est toujours le cas aujourd’hui (malheureusement), il faut des porteurs de projet qui ont une certaine carrure… Beaucoup de communication aujourd’hui sur le volume de déchets triés mais on ne dit pas toujours ce qu’ils deviennent (incinération, exportation à l’étranger…) A l’origine, la municipalité ne croyait pas en la volonté des citoyens à trier leurs déchets. Après de longues discussions, création de trois déchetteries à Poitiers au début des années 1990 et organisation des premiers ramassages, mise en place de recyclage PVC, de plateforme de compostage, etc. Marché perdu par TriPlus, mise en sommeil de l’association en 2009 à Cita Veolia -20% pour avoir le marché ; tous les contrôles qu’a subi TriPlus n’ont jamais concerné les grands groupes Question centrale des marchés publics dans la gestion des municipalités, et du recours à la clause d’insertion à réelle montée en compétences des services techniques, mais ont tendance à être plus favorables aux grosses structures privées La Regratterie : une nouvelle génération, qui voulait, dans le prolongement de TriPlus, limiter l’enfouissement et l’incinération de déchets et apprendre à les valoriser, en proposant i) des activités manuelles de réparation et ii) l’utilisation de déchets comme ressources pour la création artistique. Utilisation des fonds de l’association TriPlus pour lancer La Regratterie, rue Jean Mermoz : mise en place d’une matériauthèque, une galerie d’œuvres créées à partir de « déchets » et programme d’ateliers à loyer très lourd à supporter, d’où le déménagement de La Regratterie + ouverture d’une galerie à côté de l’Envers du Bocal pour davantage de visibilité**** Image

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Compte rendu - Grand débat jeunes

Hier soir avait lieu le « Grand Débat » spécial Jeunes, organisé par le CRIJ. L’objectif du groupe « Jeunesse » : permettre la prise en compte des jeunes générations dans toutes les thématiques de travail, puis dans toutes les compétences de la municipalité. Et donc, d’aller écouter la parole où elle se trouve ! Un Grand Débat ? Allons-y ! Hier soir, seuls les moins de 30 ans pouvaient entrer… Nous n’avons pas eu de mal à trouver des ambassadeurs de Poitiers Collectif, bien vite rejoints par Génération.s ! Leur mission : prendre des notes, que nous avons transmis aux groupes, sur la plateforme. Image « Vous avez vu les températures en février ? On me raconte qu’ici, à Poitiers, il y avait de la neige en hiver avant! » Plusieurs grands thèmes ont été abordés, en petits groupes et lors de la restitution pour la salle, principalement les suivants : Climat / Pollution de l’air**/ Transports** Transports : Préoccupations. « Dans mon lycée, les gens viennent de Rouillé, Lusignan… Ils n’ont pas de solution pour venir autrement qu’en voiture ». Il est impératif de compenser pour le monde rural qui n’a pas de transports en commun. Nous devons limiter les transports polluants pour atténuer les effets sur le climat. Solutions. « Mettre plein de tuktuks électriques à disposition dans la ville ! ». Moins de voitures, moins d’avions, plus de transports en commun. « Tous les transports en commun doivent être électriques ! » Par exemple, il n’y a aucun bus électrique à Poitiers. Donner des aides aux plus pauvres, pour qu’ils achètent des voitures électriques. La question de la gratuité des transports est abordée. Un tour de table « La première chose à arrêter pour le climat ? » Les voitures / les centrales nucléaires / les pesticides / les avions ». Dans les restitutions, est revenue l’idée de garder seulement les grands trajets, d’interdire les vols intérieurs, pour développer le ferroviaire. Sensibilisation. Préoccupations : Sentiment que l’Etat nous cache des choses et qu’il ne prend pas en compte sérieusement le développement durable. Nous ne sommes pas informés de tout (dangerosité du diesel, vis-à-vis de l’essence…) Solutions : Mieux enseigner le climat à l’école : Des programmes scolaires adaptés, mieux diffuser les enseignements des scientifiques cf le GIEC. Que ça ne soit pas caché dans les programmes. Et l’économie dans tout ça ? Réinvestir l’argent récolté dans la transition écologique. Augmenter le prix des amendes pour les entreprises qui ne respectent pas la planète. Classer des entreprises les plus polluantes et valoriser les moins polluantes. Déchets , Gaspillage alimentaire Préoccupations. Le gaspillage est beaucoup constaté dans les collèges et lycées. Et dans la vie de tous les jours : gaspillage de jouets, de vêtements… Plastiques qui polluent quand on les brûle, qui polluent les océans, qu’on ne peut pas recycler. Il est impératif de réduire les déchets. Solutions. Arrêter les emballages individuels en internat. Développer la location de vêtements. Plus de vrac dans les rayons. Citoyenneté : « Arrêter d’avoir des élus déconnectés, il faut des gens qui aient du bon sens, des gens comme nous qui se font des pâtes »

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Compte rendu - Réunion Grand Poitiers Collectif – 27/02/2019

Compte-rendu de la réunion du 27 février, qui avait été annoncée ainsi :

On ne peut pas penser un projet pour Poitiers, sans penser projet pour Grand Poitiers ! Or, même si nous nous déplaçons hors de Poitiers (Biard, Ligugé…), même si plusieurs citoyens des communes alentours participent à nos réunions, nous faisons le constat qu’il est parfois difficile de mobiliser au-delà de Poitiers “intra-muros”. Comment faire en sorte de mobiliser les citoyen.ne.s de toutes les communes de Grand Poitiers ? Comment prendre en compte les besoins de tous les territoires ? Comment faire en sorte, à terme, que notre projet puisse être porté par des listes dans plusieurs communes ? Cette réunion ouverte est un appel à la réflexion collective, un appel aux volontaires, qu’ils aient déjà participé ou non à des réunions de Poitiers Collectif, pour mettre en commun les idées et les énergies autour de ces questions.

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La démocratie plus directe ? Même pas peur ! Retour sur la conférence de Matthieu Niango

Samedi 9 février, Poitiers Collectif a poursuivi sa réflexion sur la vie démocratique et la participation citoyenne en invitant le philosophe Matthieu Niango à échanger avec les Poitevin.e.s à la Maison du Peuple. Co-fondateur du mouvement A Nous La Démocratie !, Matthieu Niango a présenté son livre La démocratie sans maîtres(Robert Laffont, 2017), manifeste pour la renaissance d’une démocratie « réelle » par laquelle nous déciderions tous ensemble de notre destin commun en rétablissant un partage clair des pouvoirs entre les citoyens et l’Etat. Le peuple étant souverain, et les gouvernants, de simples mandataires. Conseiller dans différents cabinets ministériels de 2012 à 2015, Matthieu Niango a fait l’expérience du décalage entre d’une part, l’idée démocratique et le principe d’égalité politique qui voudrait une large participation citoyenne au processus décisionnel, et d’autre part, la réalité de la pratique du pouvoir réservée à un tout petit nombre de personnes socialement homogène. Le philosophe en a retiré une profonde conviction : de nos jours, la démocratie est affaire d’élite ; une élite qui s’incarne dans les politiques professionnels, , qui ne rendent pas ou très peu de comptes aux citoyens. Occupy Wall Street aux Etats-Unis, Podemos en Espagne, ou encore Nuit Debout en France, les faits montrent que la décision politique « par le bas » et la démocratie participative correspondent à des attentes importantes. Plus récemment, les revendications des « Gilets Jaunes », exprimant une volonté de souveraineté populaire, proposent des changements institutionnels (tels que le Référendum d’Initiative Citoyenne) destinés à renforcer le contrôle citoyen sur les élu.e.s. Comment expliquer alors que ces idées ne s’imposent pas ? Pour Matthieu Niango, c’est avant tout une question de mythologie politique. Agissant sous l’effet d’impulsions et d’émotions, le « peuple » n’aurait ni la qualité ni les capacités pour se gouverner lui-même, il lui faudrait nécessairement des « experts ». Les mythes du « gouvernement des plus sages » et des « plus compétents » s’articulent à une autre croyance enracinée depuis la Révolution française, celle du « chaos conjuré » : face à une humanité par nature incontrôlable, le seul moyen d’éviter le risque d’une guerre civile permanente résiderait dans le strict maintien d’un ordre social. Ces représentations de l’autorité politique, fondées en grande partie sur la construction de l’image d’un peuple irrationnel, incorrigible et dangereux, nous empêchent d’imaginer collectivement d’autres alternatives au gouvernement représentatif. Elles permettent aussi d’interpréter le sentiment de peur et les résistances des dominant.e.s face aux aspirations actuelles de démocratie horizontale. Alors que la révolte des « Gilets Jaunes » pose des questions cruciales aux institutions représentatives, et qu’aux quatre coins du territoire national on parle désormais de démocratie directe/participative où chacun pourrait décider en conscience et au plus près de son lieu de vie, l’intervention de Matthieu Niango a été suivie d’échanges riches et constructifs avec les habitant.e.s de Poitiers et des communes alentours. Nous avons pu envisager collectivement les réformes institutionnelles nécessaires à un approfondissement démocratique, certain.e.s ayant exprimé leurs doutes, voire leurs craintes, vis-à-vis du RIC. Plus largement, le débat a soulevé la question fondamentale du lien entre démocratie, justice sociale et urgence écologique, au cœur des préoccupations de Poitiers Collectif. Et comme toujours, c’est autour d’un moment convivial que se sont prolongés les échanges ! Image

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Compte-rendu de la deuxième plénière

Une trentaine de présent.e.s malgré le froid de la salle Timbaud ; et beaucoup d’excusé.e.s le 18 décembre à l’occasion de la deuxième plénière publique !

Charles ouvre la séance en remerciant les participant.e.s à cette dernière plénière de l’année 2018. Il souhaite la bienvenue aux personnes qui rejoignent Poitiers Collectif et rappelle qu’avant chaque plénière un accueil des nouveaux est proposé de 19 à 20 heures.

Depuis le 10 novembre dernier, les groupes thématiques se sont formés et réunis – à une ou deux exceptions près – il y a eu une interview de Poitiers Collectif sur Radio Pulsar, des contacts pris auprès de personnes ressources pour des interventions ou témoignages et l’élaboration d’un agenda pour les deux premiers mois de l’année prochaine.

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Compte-rendu de la première plénière

Beau succès pour cette première réunion plénière publique, puisque nous étions une quarantaine, dont environ un tiers de nouveaux. Cette rencontre a tout d’abord été l’occasion de nous donner des nouvelles, et de permettre à chacun des groupes thématiques de se présenter. A l’heure actuelle, presque tous ont commencé à se réunir, avec de 2 à 13 participants. Seuls les groupes “Quelle santé pour Poitiers ?”, “Éducation” et “Économie Territoriale - Commerce” n’ont pas encore trouvé d’équipes ou de date commune. Avis aux volontaires ! C’est justement pour donner une impulsion au futur groupe consacré au commerce que nous avons choisi d’inviter Christine Drugmant, de la Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) “Libres lecteurs, libres lectrices”, qui porte aujourd’hui la librairie “La Belle Aventure”. Une structure économique originale, puisqu’une SCIC permet de donner une place équivalente dans un projet à des libraires, éditeurs, clients, partenaires associatifs et institutionnels, et citoyens, qui sont organisés en collèges de coopérateurs ayant tous une égalité de voix. L’objectif est aussi de réunir 150 000 euros, afin de restructurer le modèle économique de la librairie, qui connaît les difficultés de nombreux commerces du centre-ville : loyers très élevés, baisse de la fréquentation et des habitudes d’achat des consommateurs. Des échanges ont pu avoir lieu avec Christine après son témoignage. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous rendre sur leur site. *** La deuxième partie de la réunion a été consacrée à des échanges sur l’avancée des groupes de travail. Plusieurs d’entre-eux ont expliqué leurs modalités de rencontre très concrètes : quel lieu, quels moyens de communication, quelle fréquence… Et nous avons pu échanger autour des difficultés qui se posaient à nous. Le défi du recrutement en particulier : il est important que la composition de nos groupes reflète la mixité que nous voulons pour le projet. Mais comment recruter, comment sortir de nos réseaux, de nos cercles de connaissance ? Un message fort ressort de nos échanges : il est important d’associer à nos groupes les experts de la thématique en question… Mais nous sommes tous experts de quelque chose ! Un usager du bus est un « expert du quotidien » / « expert d’usage », de même qu’un universitaire spécialiste des transports peut apporter une contribution éclairante au sujet. L’important est d’associer tous les types d’experts au sein de nos groupes. Cette partie a été l’occasion de rappeler les trois étapes de la vie des groupes : la première (dont la feuille de route est ici), qui dure jusqu’à fin décembre, vise à construire le groupe (nous connaître, recruter, définir un nom définitif pour le groupe et un appel à contribution qui sera publié sur notre site). Nous aurons l’occasion de détailler les deux suivantes, laphase exploratoire et la phase de construction des propositions, dans des futures plénières. Petit rappel : Maryse et Yoann sont l’interface entre les facilitateurs de groupes et la coordination. Il est possible de les contacter à l’adresse :groupes@poitierscollectif.fr. *** Enfin, Lola a proposé que Poitiers Collectif s’associe à l’appel de laMarche pour le climat du 8 décembre. Nous avons pris le temps de discuter de la proposition, et l’assemblée a voté pour. Comme nous n’avions jamais été confrontés à une sollicitation de ce type, nous proposons que, pour la prochaine fois, ce type de sollicitations soit envoyé une semaine avant la plénière, pour que nous puissions associer tout le monde en amont. NDLR : Suite à cette décision, il a été expliqué par les organisateurs de la Marche que par manque de temps aucune organisation politique n’allait être associée à l’appel. Nous relaierons donc cet appel, sans en être signataires.

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