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326 articles publiés Dernière mise à jour : 20 janvier 2025 14 catégories
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[Billet d'humeur] Partir en paix avec la Terre

****Agnès Dionée, candidate Poitiers Collectif, nous parle de son engagement militant et professionnel pour l’écologie, et le respect de la dignité humaine. Image

Mon parcours

J’ai toujours été engagée pour l’écologie. Quand j’étais jeune, au Sénégal, je plantais déjà des arbres avec mon école ! Et mes parents étaient agriculteurs : on mangeait, consommait, cultivait local, on faisait nous-mêmes jusqu’à l’huile, le beurre… Déjà les circuits courts ! C’est là que vient cette fibre écologique. Je suis arrivée en France à l’âge de 30 ans… et j’en ai aujourd’hui le double ! Dès mon arrivée en France, j’ai continué à m’engager dans des associations en faveur de la nature, du plantage de haies, de la défense des arbres… A Poitiers, par exemple, avec Jardinature ou avec l’Eveil. Je me suis aussi investie dans la solidarité internationale, en faisant des projets avec des écoles, et des établissements d’enseignement supérieur. Nous avons notamment pu installer des panneaux solaires dans mon village au Sénégal, ainsi qu’un potager/verger pour nourrir la cantine scolaire de 1300 élèves ! Il existe toujours aujourd’hui, j’en suis particulièrement fière. Je me suis enfin investie en faveur de la réduction des déchets et de l’économie circulaire, toujours dans une optique d’échanges internationaux, en accueillant par exemple à Poitiers le groupe Senghor, qui gère le centre de tri des déchets au Sénégal et fabrique des « éco-briques » à partir de déchets. En parallèle, je me suis formée comme aide-soignante, et j’ai travaillé auprès des personnes âgées. Enfin, j’ai travaillé dans le secteur des pompes funèbres conventionnelles.

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[Billet d'humeur] Liste citoyenne, mouvement collectif : un projet en cours

Image Liste citoyenne, mouvement collectif : le nom de quoi ? Le 7 février dernier, Le Monde publiait une enquête sur les “listes citoyennes” qui s’organisent et candidatent aux élections municipales à venir. Derrière ce label se rassemblent des mouvements et des projets politiques très divers qui vont du municipalisme au communalisme et passant par le citoyennisme[1]. Pour prolonger et illustrer ces réflexions, les citoyens impliqués dans le projet appelé Poitiers Collectif proposent de revenir sur l’expérience qu’ils vivent et qu’ils construisent. Leur histoire est traversée par des dynamiques profondes : inventer une identité, constituée d’un nom, d’images, d’une histoire mêlant passé et avenir, et travailler ensemble, sur le long temps, à la construction d’une démarche et d’un programme Trouver un nom : mouvement, partis, citoyens Le dimanche 6 mars, au marché des Couronneries, un quartier de Poitiers, les militants de Poitiers Collectif distribuent les tracts qui présentent la liste et les grands axes du programme. Sur le tract : une femme, en plan américain, regard fixe. En haut, un nom : Poitiers Collectif. Une passante, recevant un tract, s’arrête et commente : “C’est qui ? Ah mais c’est Léonore !”. La militante répond : “Non, c’est Poitiers Collectif”. Ce nom, “Poitiers Collectif”, a été choisi en juin 2018, dès les premières séances qui rassemblent les personnes intéressées par ce projet de mouvement citoyen. Il allait participer à la définition et à la construction de notre identité. Et à 20, à 30, parce qu’au départ nous étions, logiquement, assez peu, nous avons mis en oeuvre les pratiques de l’Éducation Populaire : des travaux de groupes, du papier, des ciseaux, des paperboards, autant de supports et de démarches qui allaient permettre de construire ensemble, de réunir nos idées, d’essayer de laisser de côté les débats anecdotiques, les questions qui nous divisent et de faire avec ce qui faisait commun. C’est le désir de renouvellement de la situation politique municipale locale qui nous unissait, situation installée depuis des années et incarnée depuis deux mandats par un seul nom, une seule figure. C’était de laisser la place, dans la construction du programme, de la liste comme dans l’exercice des six années du mandat à venir, aux citoyens et citoyennes de cette ville de Province. Pour autant, nous ne souhaitions pas faire table rase, loin de là, nous avions besoin de l’expérience de celles et ceux qui avaient déjà exercé des mandats locaux et qui, pour certains et certaines siègent en cette fin de mandature au conseil municipal de Poitiers ; nous avions besoin de leur expérience militante, politique, syndicale, associative, nous avions besoin de leur savoir-faire technique, des compétences professionnelles de celles et ceux qui travaillent dans les services publics comme dans le secteur privé ou associatif. Aujourd’hui, ce nom, “Poitiers Collectif”, recouvre six organisations politiques qui nous ont rejoints, et au final une belle cohabitation de personnes encartées et non encartées (40% et 60%) qui veulent faire collectif et agir pour leur ville. Incarner le collectif : logo, visages et figures Le premier signe visuel adopté par le collectif, quelques semaines après les premières réunions, fut un logo en forme de C ou d’hémicycle, coloré de vert, de rouge, de bleu émeraude, un symbole de couleurs croisées, d’espace de parole, ouvert, protégeant en même temps le collectif et le nom de notre ville. Nous n’avions alors pas de visage à montrer parce que nous étions un corps homogène, non hiérarchisé, dans lequel personne ne se prétendait plus expérimenté que l’autre ni plus légitime. Parce que nous ne nous posions pas la question des “têtes” de liste. Ce qui nous préoccupait c’était le programme. Nous avions un an et demi pour l’écrire ensemble. Il se décline aujourd’hui en dix propositions articulées autour de trois thématiques : l’écologie, la démocratie, la justice sociale[2]. L’agenda était fixé, la démarche était transparente : la question de l’incarnation, nécessaire et exigée par les dispositifs institutionnels, se poserait à l’automne 2020, date à laquelle il était prévu de faire émerger les 20 personnes qui constituent un socle premier de la liste. Ces 20 personnes, démocratiquement choisies parmi les personnes investies dans le collectif ont ensuite participé à une élection sans candidat dont est sortie un seul nom. C’est Léonore Moncond’huy qui fut nommée tête de liste. Les premières affiches pour lancer la campagne, nos premiers tracts, le clip de campagne, mettent en avant le collectif, un groupe de personnes. Pourtant, le poids de l’incarnation individuelle reste fort dans la perspective d’une élection municipale et l’image que certains croient lire de notre tête de liste marque le début de la campagne : “Elle est jeune et vous, vous êtes inexpérimentés”. Pour les habitants comme pour les médias, cette difficulté de passer de l’individu au groupe, nous la ressentons chaque jour en tractant, en faisant du porte à porte, en donnant des interviews. Il est difficile d’expliquer pourquoi ce n’est pas toujours la tête de liste ni même un porte-parole attitré qui s’expriment. Et oui, les citoyens ont besoin d‘identifier quelqu’un. Pour nous, cependant, c’est un principe fondamental dans notre projet de renouvellement politique et jusqu’à aujourd’hui jamais Léonore Moncond’huy n’est partie seule en tête, sans ce collectif qu’elle a contribué à construire, qu’elle a voulu, comme tous ceux et toutes celles qui le composent. Selon son parcours, chacun projette dans le collectif sa représentation de référence : le modèle associatif qui se construit autour de valeurs et d’actions, le collectif d’artistes qui partage outils et échanges avec un public, l’assemblée citoyenne, de l’Athènes antique jusqu’à Nuit Debout. Il s’agit bien ici d’apprendre et même de réapprendre à dire nous dans la communication politique. Pour certain cela veut dire accepter de ne pas dire je, pour beaucoup d’autres, c’est oser prendre la parole. Exprimer ses idées : un slogan, beaucoup de travail Bâtir un collectif, un programme, une trajectoire est un engagement important. L’absence de leader demande à chacun de s’investir et de prendre ses responsabilités. Il a fallu d’abord confronter les idées, des envies et des utopies mutuelles en terme d’écologie, de justice sociale mais aussi de gouvernance et à partir de cela élaborer du consensus. Pour résumer, les étapes ont été atteintes dans un ordre voulu et décidé par tous mais qui demeure presque miraculeux tant il demanda de réunir les énergies et de se tenir à ce qui était décidé : un programme, une liste, une tête. Avec la conscience de celle et ceux qui aujourd’hui se lancent en politique : c’est collectivement qu’il faut s’engager, penser, résister et inventer. A Poitiers Collectif, les réunions ne sont pas plus nombreuses que dans d’autres mouvements politiques ou associatifs, mais elles durent parfois plus longtemps car la parole de chacun y a sa place et doit être entendue. Le projet citoyen n’est pas un irénisme naïf, mais il demande du temps. Les médias se font l’écho de l’émergence de ces listes citoyennes. A l’échelle nationale, les articles tentent de trouver des points communs et une cohérence à des projets protéiformes. Le projet porté par les habitants de la commune de Saillans sert alors à la fois de modèle et de comparaison. A l’échelle locale, la PQR se fait l’écho de premiers sondages. Les chiffres laissent entrevoir des déplacements dans les comportements électoraux qui peuvent aboutir parfois à des surprises (à Lille, à Tours, à Poitiers où Poitiers collectif est en bonne deuxième place dans les sondages). Pour tous les habitants engagés dans ces mouvements, la perception est forcément différente. Le succès des listes citoyennes est la concrétisation du sentiment qui les a porté à s’engager il y a souvent plusieurs mois, voire plusieurs années, dans un projet de renouvellement. L’ampleur que prend ce mouvement n’est pas une surprise, mais elle devient maintenant une responsabilité. Concrétiser : le deuxième tour et après Le 1er tour des municipales s’est déroulé dans les conditions que l’on sait : la crise sanitaire a contribué à accentuer l’abstention déjà grandissante ces dernières années lors des élections, qu’elles soient locales ou nationales. Pourtant Poitiers Collectif a créé la surprise en arrivant en deuxième position derrière le maire sortant, avec près de 24 % des suffrages. Dès le lundi suivant le premier tour, nous avons décidé de suspendre la campagne : l’urgence était ailleurs. Les deux mois de confinement ont vu cependant les militants et militantes se mobiliser pour créer du lien, apporter de l’aide à celles et ceux qui en avaient besoin, soutenir les initiatives locales et travailler pour la suite : les réunions et événements en visioconférence nous ont permis de continuer à écouter, observer, échanger pour construire le monde de demain à l’échelle de Poitiers et Grand Poitiers À la fin du mois de mai, le NPA a apporté son soutien à une tribune appelant les citoyens et citoyennes de la ville à se rassembler autour des valeurs portées par cette liste composée à 60 % de personnes non-encartées. Le projet de Poitiers Collectif trouve de plus en plus d’écho auprès des préoccupations des habitantes et habitants montrant ainsi qu’il n’y aura sans doute pas de repli vers un passé qui se voudrait rassurant mais bien que les citoyens et citoyennes veulent changer de perspective politique : l’ancien fonctionnement, vertical, basé sur trop peu de concertation et d’écoute est obsolète. L’espoir d’un changement radical, profond se dessine peu à peu et devient plus tangible. L’été 2020 verra un autre avenir se dessiner pour Poitiers ! [1]https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/07/le-municipalisme-ou-la-commune-au-pouvoir_6028746_3232.html [2]https://poitierscollectif.fr/wp-content/uploads/2020/02/ProgrammeVF.pdf

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[Billet d'humeur] Art et culture, après la crise : intégrer l’exigence des droits culturels

De différentes tribunes sur les conséquences de la crise sanitaire sur le paysage artistique et culturel, deux positions émergent : la nécessité d’aider les acteurs à se relever de la crise, et le fait de saisir l’opportunité de repenser la vie artistique et culturelle. Pour un fonds de solidarité “culture” ! Beaucoup de structures culturelles et artistiques vont clôturer leurs comptes 2020 avec des déficits. D’une manière ou d’une autre, il est nécessaire et urgent qu’un fonds de solidarité « culture » soit constitué par l’Etat, un fonds que pourront abonder les collectivités territoriales. Sinon, des structures devront adopter des plans de réduction de leur activité pour se maintenir, avec toutes les conséquences artistiques, économiques et sociales que cela aura, et d’autres disparaîtront. La puissance publique se retrouve ainsi aujourd’hui face au dilemme décrit par les deux économistes américains Baumol et Bowen en 1966 : soit ce fonds est créé, soit des pans entiers de la vie artistique et culturelle peuvent disparaître. Si rien n’est fait, Jean-Michel Pomontel, professeur associé à l’université Paris-1 Panthéon- Sorbonne estime : « pour ce qui est des structures privées, notamment associatives, nous sommes possiblement face à un champ de ruines. » 1. Mais « la sauvegarde du secteur culturel est essentielle non seulement pour les travailleurs culturels, mais pour la société tout entière » 2 écrit Bernard Foccroulle, ancien directeur du Festival d’art lyrique d’Aix en Provence. Des constats que nous rejoignons ! Et, au-delà des mesures économiques, la crise doit servir de catalyseur à un changement d’orientation global des politiques culturelles. Pour un changement d’orientation des politiques culturelles Image Constatant qu’« un très grand nombre – voire la majorité – reste à l’écart de nos manifestations artistiques, qu’il s’agisse du cinéma, du théâtre, de la danse, de la musique, des arts visuels, etc. » et que « beaucoup de programmations culturelles ne sont pas suffisamment pensées en rapport avec la diversité culturelle et sociale de nos populations. »², Bernard Foccroulle soutient que : « l’exercice des droits culturels devrait permettre aux personnes d’exprimer leur identité, leur vision du monde, leur humanité (…). Il faudra « intégrer cette exigence des droits culturels à l’intérieur même des institutions et des politiques qu’elles conduisent, comme une référence essentielle de leurs missions »². Les politiques culturelles, poursuit-il, « devraient soutenir massivement la mobilisation des droits culturels sur tous les terrains, y compris dans les hôpitaux, les entreprises, les écoles et les universités, les lieux d’accueil des personnes âgées, les prisons, les quartiers. »². Simon Gauchet, jeune directeur du Théâtre-Paysage, de son côté, appelle, dans le même esprit à relocaliser les théâtres : « travaillons à l’invention de « théâtres situés », qui prennent soin de l’environnement qui les entoure, qui créent pour lui et par lui, qui accompagnent aussi encore plus les compagnies locales » en faisant cohabiter « exigence artistique et exigence démocratique »3. A l’instar de ce que soutiennent ces personnalités, avec Poitiers Collectif, nous nous engagerons à la fois pour la sanctuarisation des aides aux acteurs culturels, de toute taille; pour le soutien à leur activité en offrant aux poitevines et poitevins une vie culturelle de l’été; et nous engagerons une politique durablement fondée sur les Droits culturels.

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[En direct] Démocratie : reprendre la main !

Pour notre dernière soirée « Lendemains Collectifs », nous avons réuni une table ronde d’exception : ? Julia Cagé, Économiste, Spécialiste des liens entre la démocratie, les finances, et les médias. ? Thomas Simon, cofondateur d’ Action Commune, et spécialiste reconnu des questions de démocratie et de municipalisme ? Léonore Moncond’huy, Tête de liste de Poitiers Collectif La soirée sera animée par Maxime Pédeboscq, candidat de Poitiers Collectif. ? Une soirée au cœur des questionnements des listes citoyennes comme Poitiers Collectif : Quel lien entre renouvellement des pratiques démocratiques et finances, et médias ? Quel aperçu des résultats des listes « citoyennes » en France, lors des dernières élections ? Comment reprendre la main, à l’échelle locale ? ? Poitiers Collectif, c’est participatif un jour, participatif toujours : vos questions, en direct seront posées directement aux intervenant.e.s ! Facebook : https://www.facebook.com/poitierscollectif/ Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCTxDjshE5Qz4KOn8tlbiLKw Twitch : https://www.twitch.tv/poitierscollectif

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[Billet d'humeur] Quelle démocratie post-COVID 19 ?

Image L’épidémie de coronavirus a révélé un certain nombre de dysfonctionnements au sommet de l’Etat, en particulier ses difficultés à anticiper et à faire toute la transparence au paroxysme de la crise sanitaire. A l’heure du soupçon et des fake news, le manque de confiance des citoyens vis-à-vis de la classe dirigeante et l’environnement anxiogène généré par la crise économique, contribuent à alimenter la crise de la démocratie représentative. L’état d’urgence sanitaire désormais en vigueur soulève quant à lui de vives inquiétudes sur le respect de nos libertés individuelles et collectives. Sa prolongation jusqu’au 10 juillet entretient par ailleurs l’idée dangereuse selon laquelle le temps de la gestion de crise et celui du débat démocratique s’opposent, suggérant l’incapacité de la démocratie à faire face. Et si la solution, au contraire, c’était plus de démocratie ? Alors que la crise actuelle vient accentuer la personnalisation du pouvoir permise par la Constitution de la Vème République, la réponse à l’urgence sanitaire, économique, sociale et écologique, ne serait-elle pas à chercher plutôt dans la multiplicité des existences, des expériences, et des regards sur la réalité sociale ? La période inédite que nous traversons a vu l’éclosion partout en France d’initiatives citoyennes, de réseaux d’entraide, et de forums d’échange pour débattre et rêver « le monde d’après ». Dans le sillage des Gilets Jaunes, ce bouillonnement d’idées a montré, une nouvelle fois, l’envie et la détermination des citoyen.ne.s à prendre part à la décision politique. Des ronds-points aux écrans, toutes ces initiatives témoignent, à leur façon, de nouvelles formes de sociabilité, se faisant l’écho des exigences de liberté, d’égalité et de solidarité au fondement même de la démocratie. Si l’avenir est incertain, une chose est sûre : la crise actuelle nous place devant une multitude de défis à relever, à commencer par celui de l’inventivité démocratique. Plus de démocratie, c’est transformer nos institutions à tous les niveaux dans un objectif : redonner la parole aux citoyen.ne.s et leur permettre d’agir. Plus que jamais, l’échelon municipal fait sens pour expérimenter la construction de nouveaux espaces de rencontre et de délibération œuvrant à décider collectivement d’un futur qui soit à la hauteur de l’urgence écologique et qui réponde aux attentes de justice sociale et de reconnaissance des plus humbles d’entre nous ; ces hommes et ces femmes – « invisibles », dirait Pierre Rosanvallon, et pourtant en première ligne face au virus - dont les existences ont trop longtemps été oubliées à l’arrogance ou à l’indifférence de nos dirigeants. Le temps est donc venu pour les municipalités de refonder la démocratie locale et lui rendre toute sa vitalité, avec pour seul mot d’ordre, celui d’innover. La démocratie post-Covid 19 devra être audacieuse et ambitieuse, prompte à inventer de nouvelles formes de gouvernance et d’outils numériques permettant l’expression du plus grand nombre.

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Lancement du programme "Demain, Poitiers Collectif"

➡️ Demain, Poitiers Collectif ⬅️ Image Parce que nous attendons toutes et tous des réponses rapides, nous lançons aujourd’hui le site « Demain Poitiers Collectif » : la déclinaison de notre programme en actions concrètes, immédiates et durables, conduites dans les 100 premiers jours de notre mandat. Des propositions construites pendant le confinement, à partir de notre programme, mais aussi de rencontres avec de nombreux acteurs locaux, actrices locales.

Bienvenue dans cet aperçu des 100 premiers jours du Poitiers d’après. Un site contributif : nous invitons tous les acteurs de la ville, tous les habitants, toutes les habitantes, à réagir, amender, compléter nos propositions, qui sont évolutives. C’est collectivement que nous souhaitons construire le Poitiers de demain. Cliquez ici pour découvrir le site, nos propositions, et y contribuer si vous le souhaitez !

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[Billet d'humeur] Et si demain Amazon voulait installer une plateforme à Poitiers ?

Image Dans l’actualité politique des derniers jours, on débat de l’installation en France d’entrepôts Amazon : le groupe promet ainsi des milliers de création d’emplois. La députée Delphine Batho prévoit de déposer une proposition de loi pour un moratoire sur l’implantation de nouveaux entrepôts logistiques destinés aux opérateurs du commerce en ligne. Un journaliste l’interpelle sur Twitter… Image … et est relayé localement, avec une interpellation à Poitiers Collectif. Image Ce billet d’humeur propose de saisir cette interpellation pour développer une réflexion sur ce sujet, sur lequel les élu.e.s (aur)ont à se positionner. La promesse de création d’emplois ne doit pas constituer un sésame pour les collectivités, desquelles on attend trop souvent une forme de soumission pour accompagner n’importe quelle implantation. Et si le dogmatisme, c’était faire des chèques à des entreprises qui se portent très bien pour les encourager à s’implanter sur son territoire plutôt que chez le voisin ? Quel coût d’opportunité de l’argent public dépensé pour jouer la carte de l’attractivité ? Une évaluation objective des retombées économiques d’implantations, y compris d’opérations passées à Poitiers, serait la bienvenue. A l’heure où de nombreux rapports dénoncent l’évasion fiscale pratiquée par Amazon et le modèle social qu’elle incarne, ainsi que l’aberration écologique du e-commerce, est-il souhaitable/responsable qu’une collectivité déroule le tapis rouge à ce genre d’entreprise ? Les bénéfices d’Amazon réalisés en France seraient largement sous-estimés grâce à un système d’optimisation/évasion fiscale. C’est 1) ne pas prendre part à l’effort de solidarité via l’impôt et 2) pratiquer une concurrence déloyale qui fragilise nos commerces de proximité. De plus, les choix de management opérés par Amazon sont pointés du doigt pour mettre à mal les conditions de travail et précariser une main d’œuvre peu qualifiée[1]. Enfin, l’engouement pour le e-commerce génère un nombre démesuré de données à stocker qui, accompagné par la recherche d’une livraison toujours plus rapide, impacte fortement l’environnement[2]. Sans compter la surproduction et la destruction d’invendus neufs[3]. Créer de l’activité est une chose, mais au service de quoi, de qui ? Surtout, le ton des tweets semble indiquer qu’il serait irresponsable de ne pas accueillir l’entreprise, par dogmatisme, et de passer à côté de la création de milliers d’emplois. Au-delà de l’annonce des créations d’emplois, quel effet d’entraînement si l’entreprise fonctionne en vase clos sans développer de liens sur le territoire ? Et combien d’emplois seraient détruits ? Pour un emploi créé par Amazon, 2,2 seraient détruits dans le commerce physique traditionnel, et c’est Mounir Mahjoubi - ex-secrétaire d’Etat au Numérique dans le gouvernement Philippe - qui le dit[4], pas les anticapitalistes ! Alors permettez-nous de ne pas nous réjouir si, demain, Amazon proposait d’implanter un entrepôt à Poitiers. Des élus de gauche comme de droite se sont déjà mobilisés pour s’opposer à l’implantation d’Amazon sur leur territoire (en Moselle, dans le Calvados, etc.) et pour défendre une économie de proximité. Faire du développement économique, ce n’est pas sauter sur la moindre opportunité pour créer des emplois. C’est créer du lien entre les entreprises du territoire, former les personnes en besoin de requalification, aider les TPE/PME à développer des projets, soutenir l’innovation. S’opposer à un projet économique, ce n’est pas dogmatique. C’est être cohérent avec ses valeurs et soutenir un développement économique responsable. Il n’y a pas d’économie sans entreprise, et entreprendre, créer de la valeur et des emplois, ce n’est pas un gros mot pour Poitiers Collectif ! Interpeller sur ce sujet pour faire passer une liste de gauche/écolo pour une liste “anti-entreprises” est simpliste et malhonnête… j’espère que cette réponse aura permis de réintroduire un peu de complexité sur ce sujet.

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Compte-rendu : après le confinement, ouvrons l'Education sur la société !

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En cette période où le temps semble suspendu,la politique n’est pas à l’arrêt. Au contraire, jamais récemment les réflexions collectives , lesenvies de construire un « monde d’après » différent, n’ont été aussi foisonnantes. Alors que la relance engagée par les responsables politiques actuels dessine déjà un futur risquant de reproduire les erreurs économiques, sociales, écologiques, du « monde d’avant », nous souhaitons contribuer à la construction d’un « monde d’après » porteur d’espoir , de projets constructifs, à l’échelle de nos territoires, de nos villes. Pour partager ces réflexions qui nous animent, Poitiers Collectif organise une série d’événements intitulés « Lendemains Collectifs – Le lab’ des idées ».

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Compte-rendu : quelle place pour les femmes dans la ville de demain ?

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En cette période où le temps semble suspendu,la politique n’est pas à l’arrêt. Au contraire, jamais récemment les réflexions collectives , lesenvies de construire un « monde d’après » différent, n’ont été aussi foisonnantes. Alors que la relance engagée par les responsables politiques actuels dessine déjà un futur risquant de reproduire les erreurs économiques, sociales, écologiques, du « monde d’avant », nous souhaitons contribuer à la construction d’un « monde d’après » porteur d’espoir , de projets constructifs, à l’échelle de nos territoires, de nos villes. Pour partager ces réflexions qui nous animent, Poitiers Collectif organise une série d’événements intitulés « Lendemains Collectifs – Le lab’ des idées ».

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[Communiqué de presse] Quelle politique de lutte contre le logement insalubre à Poitiers ?

Image Un incendie a eu lieu avenue de Nantes, à Poitiers, le 31 mai 2020. (Article de Centre Presse) Un autre incendie, mortel, avait eu lieu en juillet 2019, à quelques dizaines de mètres. (Article de La Nouvelle République) Ces quartiers, comme d’autres quartiers de Poitiers (Cueille Mirebalaise, Montbernage), comportent des logements entiers complètement insalubres. Poitiers Collectif interpelle la municipalité en place : quelles mesures ont été prises depuis juillet 2019, date du premier incendie, pour résorber ces habitats insalubres, et en protéger les habitants ? Il est en pouvoir du Maire de se saisir d’engager une opération de RHI-THIR (Résorption de l’Habitat Insalubre - Traitement de l’Habitat Insalubre Remédiable ou dangereux). Il s’agit d’une procédure coercitive qui vise à traiter un immeuble, ou un groupe d’immeuble, indigne ou très dégradé, offrir une solution de relogement durable aux occupants des logements et leur proposer un accompagnement social adapté à leurs besoins, et ancrer ces dispositions dans une politique globale de production de logements, dans un objectif de mixité sociale et de recyclage de foncier. En cohérence avec son engagement de lutte contre tout type d’habitat insalubre à Poitiers, Poitiers Collectif engagera, dès les premiers mois de son mandat, une procédure de Résorption de l’habitat insalubre dans la ville.

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