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326 articles publiés Dernière mise à jour : 20 janvier 2025 14 catégories
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Compte-rendu workshop avec Olivier Bouba-Olga

Image Compte-rendu WorkShop Olivier Bouba-Olga 16 mars 2019 / Matinée Animation : Maryse. Participants seulement, pas Olivier Bouba-Olga, qui nous a rejoint pour l’après-midi. Question posée aux participants : « Que représente chaque lettre de la CAME pour vous ? » L’idée est de défricher notre propre vision, personnelle et politique, de chacun des termes… Et de voir si nous sommes addicts ! 1/ Poitiers est elle C ompétitive ? « Qu’est ce que la compétitivité ? » : Notions de classement des villes, les classements sont partout aujourd’hui, de même que la compétition. Avis exprimés : Oui : Même si la compétitivité n’est pas automatiquement associée à Poitiers, on est obligé par le système de rentrer dans une forme de compétition. Et on est parfois content que les acteurs de notre ville se soient battus dans un univers compétitif pour maintenir / obtenir des choses : une gare LGV, un CHU, une université… Non : Nous ne percevons pas notre ville comme compétitive, en tout cas nous ne voulons pas qu’elle le soit selon certains critères ! Nous la pensons plutôt en termes de complémentarité, de coopération, d’harmonie, de mixité sociale, de tranquillité…. Leadership ? Exemplarité ? La grande Région est très présente dans les échanges. Le contexte Nouvelle Région a entraîné un changement de culture qui pose des enjeux importants : alors que l’ex-Poitou Charentes fonctionnait plutôt selon une harmonie, un équilibre entre ses différentes villes, sans « grosse tête » et les autres, la Nouvelle-Aquitaine a imposé une culture de la compétition qui percute Poitiers et son agglomération. 2/ Poitiers est-elle A ttractive ? « Attractivité » = pensée en termes de quantité et de qualité. Très complémentaire de la compétitivité. Avis exprimés : Oui : Ville universitaire moyenne, où il fait bon vivre, avec la présence d’équipements de santé, culturels, sportifs, sans grandes difficultés de circulation, avec un équilibre entre la démographie et les biens publics, une répartition territoriale équilibrée… Renvoi à la « qualité de vie » et à la relation affective que chacun de nous a à la ville. Mais : le risque de l’attractivité est de penser la croissance de la ville de façon exogène, en essayant d’attirer « la richesse qui vient d’ailleurs », au risque d’ignorer ou de renoncer à cultiver les richesses déjà présentes sur place. → compléter et équilibrer les ressources endogènes et exogènes est une priorité. Quels sont les indicateurs de fragilité des territoires ? 3/ Poitiers peut-elle être considérée comme une M étropole ? Avis exprimés : Non, Poitiers n’est pas une métropole, même avec les 40 communes qui constituent aujourd’hui Grand Poitiers ! On voit aujourd’hui les dégâts des grosses villes qui s’étendent (perte foncière, les centre villes – centres bourgs se vident de leurs commerces, des zones artisanales ou d’activité se développent partout…), la métropolisation est donc perçue comme négative. Peut-on espérer un mouvement de balancier et de « retour » vers les centre villes ? L’exemple des espaces commerciaux à Chasseneuil est choquant : on ouvre de nouveaux magasins alors que beaucoup sont fermés, qu’il existe des friches autour… Problème : on ne peut pas encore obliger les acteurs privés à requalifier une friche après que les enseignes soient parties. MAIS il est possible de mettre des outils en place à l’échelle d’une municipalité / d’une intercommunalité (à vérifier) > à mettre dans notre programme ? Question de l’échelle à laquelle on se positionne. Repenser à une échelle plus locale, y-compris pour des motifs écologiques (à l’instar de ce qu’on peut faire pour l’alimentation, cf Plan Alimentaire Territorial). Il est aussi important de prendre en compte le choix individuel du type de ville dans lequel on veut vivre, plutôt que d’être dans une course à l’image. Il semble indispensable de repenser des territoires plus restreints en relation et inter-action les uns aux autres. La métropolisation pose la question de la répartition équilibrée des compétences, projets, villes, à l’échelle de la Région. Pour l’attribution des fonds publics, il est important de prendre en compte les critères de fragilité des territoires (équilibrage, compensation). 4 / Poitiers est-elle E xcellente ? Excellence : « On est biberonnés à l’excellence depuis qu’on est petits, quel que soit le domaine, dès l’école ». « On a tous intérêt à aller vers l’excellence ! » Avis exprimés : Oui. Un secteur d’excellence pour Poitiers : un écosystème éducatif plein de potentiel. Plusieurs opérateurs nationaux (CNED, CANOPE, IHEFF) = ils ne sont pas obligés de s’articuler avec le territoire (ils sont dûs à une « compensation » qui avait été octroyée à Poitiers), mais la question est : « Comment on fait fructifier leur présence sur le territoire ? » ? + A articuler avec l’écosystème EdTech (COBALT, SPN…), les associations d’éducation populaire, les associations… > On a un terreau fertile à faire fructifier par une meilleure articulation entre les acteurs → réseaux d’acteurs. Mais. Quels critères d’excellence ? Pourquoi ne pas parler d’excellence associative, d’excellence dans l’innovation sociale… qui s’applique bien à Poitiers. Ne pas rester dans le marketing territorial, avoir une exigence qualitative (maintien des solidarités, liens entre acteurs, …) Que l’excellence soit un outil qui permette de répondre aux besoins des habitants (comme pour les autres lettres de la CAME, en réalité).

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Historique politique de Poitiers Collectif

« On ne trouve pas le nom des “adhérents” au projet sur le site internet » « Vous êtes les alliés des marcheurs même si ce n’est pas votre but premier » « Vous ressemblez plus à une entreprise qu’à un mouvement citoyen » « Vous êtes le bras armé d’Alain Claeys » « Pourquoi vous n’allez pas discuter avec Osons Poitiers ? Vous partagez les mêmes valeurs non ? » « Vous êtes des carriéristes qui veulent juste une place d’élu » « De toute façon, ce projet c’est qu’une façade à EELV qui tire les ficelles » « C’est un peu flou votre truc, vous êtes qui ? » « A ce qu’il paraît, il y a une fusion PS – Poitiers Collectif qui se prépare » De nombreuses rumeurs circulent sur Poitiers Collectif. Bien que nous soyons vigilants à être transparents, certains retours nous font craindre de ne pas l’être assez. Nous avons donc pris la décision de vous livrer l’historique de la construction du projet et notamment les rencontres avec les partis politiques ces derniers mois. Au printemps 2018, nous sommes quelques poitevins et poitevines à échanger de manière informelle sur notre volonté commune de nous lancer dans une démarche politique un peu décalée des fonctionnements habituels. Nous étions alors une petite dizaine. Parmi nous, des personnes encartées, d’autres plutôt réfractaires aux partis politiques. Certains avaient déjà vécu l’expérience « Avenir Collectif » à l’occasion des législatives de 2017. Notre priorité : construire une démarche permettant d’aboutir à des propositions programmatiques réellement construites de manière ouverte, participative et démocratique, et penser « projet » avant « candidats ». Nous voulions ainsi proposer une alternative à un paysage politique traditionnel misant sur l’incarnation d’un projet par un individu. Un individu qui construit sa liste en allant chercher des personnalités pertinentes, constructives pour l’élection. C’est pourquoi nous ne retrouvons pas les noms des personnes engagées dans le collectif : il n’y a pas de carte d’adhérent à l’entrée, il n’y a pas une ou deux personnes qui sortent du lot, mais un ensemble de citoyens qui sont là pour apporter leur contribution, qui se retrouvent dans les valeurs et la démarche. Avant de lancer Poitiers Collectif – qui n’avait pas de nom à cette période – nous souhaitions élaborer collectivement les fondations de notre démarche, qui s’échelonnerait sur presque deux ans. C’est d’abord par le bouche-à-oreille que le groupe de dix s’est rapidement retrouvé à une trentaine. Les premières réunions nous ont permis de construire la mosaïque de valeurs et la première version de notre Charte évolutive, accessible sur notre site Internet. Il était nécessaire de faire du commun, de poser sur le papier les grandes valeurs qui nous rassemblaient. Nous avons ensuite pris l’initiative de rencontrer quelques partis politiques présents à Poitiers afin de leur présenter la démarche naissante et, pourquoi pas, de les convaincre d’inviter leurs membres à participer aux travaux en jouant le jeu de notre démarche non partisane. Nous avions aussi la volonté, déjà, de ne pas « partir de zéro » et de nous appuyer sur leurs travaux dans le cadre municipal. Parmi eux, les composantes qui faisaient Osons Poitiers en 2014 (EELV, NPA, Ensemble, Parti de Gauche), Nouvelle Donne, le Parti communiste français, Génération.S, les jeunes communistes. Nous avons défini un cadrage pour ces rencontres, le même que les rendez-vous avec la presse : être deux minimum, et que ce ne soit pas toujours les mêmes personnes. Un compte-rendu oral et/ou écrit devait être réalisé à chaque fois au groupe en plénière de Poitiers Collectif. En mai 2018, nous avons commencé par rencontrer le bureau d’EELV dans leur local. Parmi la trentaine de membres dans Poitiers Collectif à ce moment-là, quelques-uns étaient également militants EELV. Nous étions deux à présenter les premières idées de ce que pourrait être Poitiers Collectif. Le parti annoncera son soutien à Poitiers Collectif en octobre 2018, dans le communiqué de presse disponible à ce lien. Début juillet, nous avons proposé aux partis précédemment mentionnés de participer à une réunion de présentation de Poitiers Collectif. Étaient présents EELV, deux personnes se présentant comme membres d’Osons Poitiers, et deux de Génération.S. Nous avons vécu la réunion comme un moment assez violent, avec des échanges très virulents sur la concurrence que Poitiers Collectif pourrait représenter pour d’autres démarches existantes, ou une menace pour l’union de la gauche. L’expression négative de certains invités concernait aussi le fait que Poitiers Collectif ferait table rase du passé en ne tenant pas compte de l’existant, voire en copiant les méthodes déjà existantes. Suite à cette rencontre, en juillet 2018, nous avons sollicité une rencontre auprès d’Osons Poitiers en envoyant un mail à l’adresse collective du groupe. Nous ne savons pas comment l’information a circulé auprès de leurs participants, mais nous étions deux « non encartés » à déjeuner avec 4 personnes dont des représentants d’Ensemble et du Parti de gauche. La rencontre fut courtoise et il nous fut proposé de rejoindre la dynamique Osons existante. A aucun moment de cette rencontre ne fut envisagée une remise à plat du fonctionnement et une souplesse quant à la gouvernance interne existant dans leur organisation. Nous proposions une autre manière d’aborder les choses, « hors partis et hors parti-pris », et n’avons pas eu le sentiment de trouver un écho et un accueil favorable à notre démarche. Aucune suite n’y a été donnée, si ce n’est l’invitation d’Alternatiba à participer à une réunion commune autour du Plan alimentaire territorial le 04/03, que nous avons relayée à tous les participants de Poitiers Collectif via la newsletter. Dans le même calendrier, des militants de Nouvelle Donne ont été consultés, et sont impliqués depuis le début dans la construction de Poitiers Collectif. Pour l’instant, le parti ne soutient pas la démarche officiellement. En décembre 2018, nous étions trois à rencontrer les jeunes communistes. La démarche intéresse, mais aucun positionnement ne sera pris avant les européennes. Il est possible que des militants JCF s’impliquent par la suite dans les groupes de travail. Il en va de même pour le parti communiste français dont nous avons rencontré deux membres en janvier 2019. Si nous n’avons pas formellement rencontré d’autre parti, c’est avant tout par manque de temps de notre part : nous avons préféré prioriser notre énergie sur la mise en route de la démarche publiquement. Néanmoins, nous n’avons refusé aucune sollicitation formelle d’une autre organisation politique qui aurait souhaité nous rencontrer. Nous rappelons que nos réunions sont, par nature, ouvertes à tous ce qui inclut, bien sûr, les citoyens encartés. De même, nous sommes ouverts et prêts à répondre à toute sollicitation politique qui nous parviendrait et nous permettrait de pouvoir présenter notre démarche. Aujourd’hui, Poitiers Collectif intrigue, intéresse, séduit et les sollicitations informelles sont régulières. Les interpellations sur les réseaux sociaux, les présences de personnalités à nos événements, conduisent à intensifier les projections d’ordre « politique » sur Poitiers Collectif. Nous ressentons le besoin, dans le groupe de coordination, de vérifier auprès de la plénière que les principes de gouvernance que nous nous appliquons jusqu’à présent sont suffisants pour encadrer ces liens avec les organisations politiques, et de maintenir la confiance envers la démarche et son groupe de coordination. C’est pourquoi nous mettons cette question à l’ordre du jour de cette cinquième plénière.

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Compte rendu - Plénière n°5 - 19 mars

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  1. Témoignage de Rodolphe Joubert & James Renaud, TriPlus-La Regratterie

Récit de la genèse de TriPlus, dans un contexte de faible présence des déchetteries en France et de difficile insertion des jeunes à engagée une démarche qui embrasse ces deux sujets, collecte des déchets, et insertion par l’activité économique des jeunes en difficulté Création de TriPlus en 1989 avec 3 objectifs : Trier ses déchets, privilégier le recyclage, neutraliser les produits toxiques Premier président = un chef d’entreprise d’une structure de plus 500 salariés à c’était important pour être entendu, c’est toujours le cas aujourd’hui (malheureusement), il faut des porteurs de projet qui ont une certaine carrure… Beaucoup de communication aujourd’hui sur le volume de déchets triés mais on ne dit pas toujours ce qu’ils deviennent (incinération, exportation à l’étranger…) A l’origine, la municipalité ne croyait pas en la volonté des citoyens à trier leurs déchets. Après de longues discussions, création de trois déchetteries à Poitiers au début des années 1990 et organisation des premiers ramassages, mise en place de recyclage PVC, de plateforme de compostage, etc. Marché perdu par TriPlus, mise en sommeil de l’association en 2009 à Cita Veolia -20% pour avoir le marché ; tous les contrôles qu’a subi TriPlus n’ont jamais concerné les grands groupes Question centrale des marchés publics dans la gestion des municipalités, et du recours à la clause d’insertion à réelle montée en compétences des services techniques, mais ont tendance à être plus favorables aux grosses structures privées La Regratterie : une nouvelle génération, qui voulait, dans le prolongement de TriPlus, limiter l’enfouissement et l’incinération de déchets et apprendre à les valoriser, en proposant i) des activités manuelles de réparation et ii) l’utilisation de déchets comme ressources pour la création artistique. Utilisation des fonds de l’association TriPlus pour lancer La Regratterie, rue Jean Mermoz : mise en place d’une matériauthèque, une galerie d’œuvres créées à partir de « déchets » et programme d’ateliers à loyer très lourd à supporter, d’où le déménagement de La Regratterie + ouverture d’une galerie à côté de l’Envers du Bocal pour davantage de visibilité**** Image

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Compte rendu - Grand débat jeunes

Hier soir avait lieu le « Grand Débat » spécial Jeunes, organisé par le CRIJ. L’objectif du groupe « Jeunesse » : permettre la prise en compte des jeunes générations dans toutes les thématiques de travail, puis dans toutes les compétences de la municipalité. Et donc, d’aller écouter la parole où elle se trouve ! Un Grand Débat ? Allons-y ! Hier soir, seuls les moins de 30 ans pouvaient entrer… Nous n’avons pas eu de mal à trouver des ambassadeurs de Poitiers Collectif, bien vite rejoints par Génération.s ! Leur mission : prendre des notes, que nous avons transmis aux groupes, sur la plateforme. Image « Vous avez vu les températures en février ? On me raconte qu’ici, à Poitiers, il y avait de la neige en hiver avant! » Plusieurs grands thèmes ont été abordés, en petits groupes et lors de la restitution pour la salle, principalement les suivants : Climat / Pollution de l’air**/ Transports** Transports : Préoccupations. « Dans mon lycée, les gens viennent de Rouillé, Lusignan… Ils n’ont pas de solution pour venir autrement qu’en voiture ». Il est impératif de compenser pour le monde rural qui n’a pas de transports en commun. Nous devons limiter les transports polluants pour atténuer les effets sur le climat. Solutions. « Mettre plein de tuktuks électriques à disposition dans la ville ! ». Moins de voitures, moins d’avions, plus de transports en commun. « Tous les transports en commun doivent être électriques ! » Par exemple, il n’y a aucun bus électrique à Poitiers. Donner des aides aux plus pauvres, pour qu’ils achètent des voitures électriques. La question de la gratuité des transports est abordée. Un tour de table « La première chose à arrêter pour le climat ? » Les voitures / les centrales nucléaires / les pesticides / les avions ». Dans les restitutions, est revenue l’idée de garder seulement les grands trajets, d’interdire les vols intérieurs, pour développer le ferroviaire. Sensibilisation. Préoccupations : Sentiment que l’Etat nous cache des choses et qu’il ne prend pas en compte sérieusement le développement durable. Nous ne sommes pas informés de tout (dangerosité du diesel, vis-à-vis de l’essence…) Solutions : Mieux enseigner le climat à l’école : Des programmes scolaires adaptés, mieux diffuser les enseignements des scientifiques cf le GIEC. Que ça ne soit pas caché dans les programmes. Et l’économie dans tout ça ? Réinvestir l’argent récolté dans la transition écologique. Augmenter le prix des amendes pour les entreprises qui ne respectent pas la planète. Classer des entreprises les plus polluantes et valoriser les moins polluantes. Déchets , Gaspillage alimentaire Préoccupations. Le gaspillage est beaucoup constaté dans les collèges et lycées. Et dans la vie de tous les jours : gaspillage de jouets, de vêtements… Plastiques qui polluent quand on les brûle, qui polluent les océans, qu’on ne peut pas recycler. Il est impératif de réduire les déchets. Solutions. Arrêter les emballages individuels en internat. Développer la location de vêtements. Plus de vrac dans les rayons. Citoyenneté : « Arrêter d’avoir des élus déconnectés, il faut des gens qui aient du bon sens, des gens comme nous qui se font des pâtes »

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Compte rendu - Réunion Grand Poitiers Collectif – 27/02/2019

Compte-rendu de la réunion du 27 février, qui avait été annoncée ainsi :

On ne peut pas penser un projet pour Poitiers, sans penser projet pour Grand Poitiers ! Or, même si nous nous déplaçons hors de Poitiers (Biard, Ligugé…), même si plusieurs citoyens des communes alentours participent à nos réunions, nous faisons le constat qu’il est parfois difficile de mobiliser au-delà de Poitiers “intra-muros”. Comment faire en sorte de mobiliser les citoyen.ne.s de toutes les communes de Grand Poitiers ? Comment prendre en compte les besoins de tous les territoires ? Comment faire en sorte, à terme, que notre projet puisse être porté par des listes dans plusieurs communes ? Cette réunion ouverte est un appel à la réflexion collective, un appel aux volontaires, qu’ils aient déjà participé ou non à des réunions de Poitiers Collectif, pour mettre en commun les idées et les énergies autour de ces questions.

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La démocratie plus directe ? Même pas peur ! Retour sur la conférence de Matthieu Niango

Samedi 9 février, Poitiers Collectif a poursuivi sa réflexion sur la vie démocratique et la participation citoyenne en invitant le philosophe Matthieu Niango à échanger avec les Poitevin.e.s à la Maison du Peuple. Co-fondateur du mouvement A Nous La Démocratie !, Matthieu Niango a présenté son livre La démocratie sans maîtres(Robert Laffont, 2017), manifeste pour la renaissance d’une démocratie « réelle » par laquelle nous déciderions tous ensemble de notre destin commun en rétablissant un partage clair des pouvoirs entre les citoyens et l’Etat. Le peuple étant souverain, et les gouvernants, de simples mandataires. Conseiller dans différents cabinets ministériels de 2012 à 2015, Matthieu Niango a fait l’expérience du décalage entre d’une part, l’idée démocratique et le principe d’égalité politique qui voudrait une large participation citoyenne au processus décisionnel, et d’autre part, la réalité de la pratique du pouvoir réservée à un tout petit nombre de personnes socialement homogène. Le philosophe en a retiré une profonde conviction : de nos jours, la démocratie est affaire d’élite ; une élite qui s’incarne dans les politiques professionnels, , qui ne rendent pas ou très peu de comptes aux citoyens. Occupy Wall Street aux Etats-Unis, Podemos en Espagne, ou encore Nuit Debout en France, les faits montrent que la décision politique « par le bas » et la démocratie participative correspondent à des attentes importantes. Plus récemment, les revendications des « Gilets Jaunes », exprimant une volonté de souveraineté populaire, proposent des changements institutionnels (tels que le Référendum d’Initiative Citoyenne) destinés à renforcer le contrôle citoyen sur les élu.e.s. Comment expliquer alors que ces idées ne s’imposent pas ? Pour Matthieu Niango, c’est avant tout une question de mythologie politique. Agissant sous l’effet d’impulsions et d’émotions, le « peuple » n’aurait ni la qualité ni les capacités pour se gouverner lui-même, il lui faudrait nécessairement des « experts ». Les mythes du « gouvernement des plus sages » et des « plus compétents » s’articulent à une autre croyance enracinée depuis la Révolution française, celle du « chaos conjuré » : face à une humanité par nature incontrôlable, le seul moyen d’éviter le risque d’une guerre civile permanente résiderait dans le strict maintien d’un ordre social. Ces représentations de l’autorité politique, fondées en grande partie sur la construction de l’image d’un peuple irrationnel, incorrigible et dangereux, nous empêchent d’imaginer collectivement d’autres alternatives au gouvernement représentatif. Elles permettent aussi d’interpréter le sentiment de peur et les résistances des dominant.e.s face aux aspirations actuelles de démocratie horizontale. Alors que la révolte des « Gilets Jaunes » pose des questions cruciales aux institutions représentatives, et qu’aux quatre coins du territoire national on parle désormais de démocratie directe/participative où chacun pourrait décider en conscience et au plus près de son lieu de vie, l’intervention de Matthieu Niango a été suivie d’échanges riches et constructifs avec les habitant.e.s de Poitiers et des communes alentours. Nous avons pu envisager collectivement les réformes institutionnelles nécessaires à un approfondissement démocratique, certain.e.s ayant exprimé leurs doutes, voire leurs craintes, vis-à-vis du RIC. Plus largement, le débat a soulevé la question fondamentale du lien entre démocratie, justice sociale et urgence écologique, au cœur des préoccupations de Poitiers Collectif. Et comme toujours, c’est autour d’un moment convivial que se sont prolongés les échanges ! Image

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Construire les réponses avec les citoyens : une nécessité face à l'urgence écologique et démocratique

Image Seule la participation citoyenne permettra de maintenir une mobilisation collective à la hauteur des enjeux. Mais il y a une urgence, aujourd’hui, à rétablir la confiance dans cette participation, par plus de transparence, plus de confiance en les habitant.e.s, et la prise en compte réelle de leurs conclusions par les décideurs. Le projet Poitiers Collectif est fondé sur la volonté de rendre les habitant.e.s acteurs.trices de leur territoire, à toutes les étapes de sa démarche. Nous sommes convaincu.e.s que c’est par ce mode de fonctionnement ouvert, transparent et vraiment démocratique que nous impulserons un changement de pratiques.

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La plateforme de Poitiers Collectif est en ligne !

Image Pour construire son programme, Poitiers Collectif s’appuie sur les réunions physiques de ses groupes, mais également sur une plateforme participative , dans l’idée d’ouvrir la démarche au plus grand nombre de poitevin.e.s possible. Cette plateforme sera présentée à la plénière d’aujourd’hui (venez nombreux, 20h aux Usines Nouvelles à Ligugé !), mais il est déjà possible d’aller y faire un tour, avant de pleinement se l’approprier ce soir. Rendez-vous sur http://contribution.poitierscollectif.fr, pour découvrir les appels à contributions de chacun des groupes, et commencer à nourrir la construction de notre programme. ? Un grand merci à François et Manon , parmi les bénévoles très actifs de Poitiers Collectif, sans qui cette plateforme n’aurait pas pu voir le jour !

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Compte-rendu de la deuxième plénière

Une trentaine de présent.e.s malgré le froid de la salle Timbaud ; et beaucoup d’excusé.e.s le 18 décembre à l’occasion de la deuxième plénière publique !

Charles ouvre la séance en remerciant les participant.e.s à cette dernière plénière de l’année 2018. Il souhaite la bienvenue aux personnes qui rejoignent Poitiers Collectif et rappelle qu’avant chaque plénière un accueil des nouveaux est proposé de 19 à 20 heures.

Depuis le 10 novembre dernier, les groupes thématiques se sont formés et réunis – à une ou deux exceptions près – il y a eu une interview de Poitiers Collectif sur Radio Pulsar, des contacts pris auprès de personnes ressources pour des interventions ou témoignages et l’élaboration d’un agenda pour les deux premiers mois de l’année prochaine.

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